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Jours de Guerre 1940 - 1945: Jours de Londres, tomes 16 / 17 / 18
Broché / 406 pages / édition de 2000
langue(s) : français
éditeur : Dexia banque
collection : Jours de guerre
ISBN : 2871932697
EAN : 9782871932697
dimensions : 278 (h) x 210 (l) x 30 (ép) mm
poids : 1795 grammes
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A l'heure où ces lignes sont écrites, le monde entier est à nouveau confronté aux drames de l'exil massif de populations fuyant leur terre natale ravagée par des conflits. La force des images transmises en direct depuis l'Afrique ou le Kosovo, en établit, sans le moindre doute et sans que soit nécessaire la moindre analyse, la raison brutale, simple, terrifiante: ces masses en mouvement cherchent à sauver leur peau!

En 1940, l'invasion de Hitler à l'Ouest avait jeté sur les routes de l'exode des millions de personnes mues par une terreur construite ou transmise par les générations précédentes, instruites de leur expérience de 1914-1918. La force de l'imaginaire n'avait pas été moins efficace que les images réelles d'aujourd'hui, bien au contraire.

La terreur certes, agitée par le rappel des exactions perpétrées par les uhlans, le «Sac de Dinant», l'incendie de la bibliothèque de l'Université de Louvain, les fusillades des soi-disant francs-tireurs conduisaient à vouloir échapper aux brutalités directes. Mais aussi l'expérience, au-delà de l'exode, de l'exil, c'est-à-dire la survie à l'abri du front, d'une société libre. Ainsi les centaines de milliers de Belges en France et en Grande-Bretagne.

Ainsi la guerre de 1914-1918 créa pour la première fois des sociétés de l'exil réunissant, au-delà des idéologies et des classes, des populations nationales qui survécurent ensemble durant tout le conflit dans la perspective d'un retour dans la mère patrie grâce au succès des armées. En cela se marquait la différence d'avec les «émigrés» de Coblence, représentatifs d'une classe abolie par la Révolution, ou avant eux les huguenots persécutés pour leur religion. Un «modèle» se constitua et une perspective se forgea pour la récidive que tous s'étaient pourtant juré de ne jamais vivre...

Mais les rêves nazis de domination sur l'Europe entière, au service d'une idéologie raciste et d'un modèle de société-prison, modifièrent l'échelle et la nature de la peur qu'inspira le Reich en déclenchant la Seconde Guerre mondiale. A la crainte «primaire» et justifiée des violences - les routes de l'exode furent aussi des routes de mort - s'ajouta, pour une partie plus consciente -mais disposant aussi des moyens de ses convictions -, la volonté d'échapper à tout prix à la domination nazie, fût-elle «pacifique».

Et la France de Pétain s'étant livrée à Hitler, enfermant ainsi dans la nasse des centaines de milliers d'Européens de toutes nationalités, pour beaucoup réfugiés déjà depuis des années des pays conquis «subrepticement» (lois de Nuremberg, Anschluss, Munich, pacte germano-soviétique...), la Grande-Bretagne devint, ou mieux redevint, ainsi le seul pays combattant et amical disposé à constituer une terre d'asile, une terre d'exil.

Si nous soulignons amical, c'est qu'en effet, aux Européens pris au piège, il était possible de forcer quelques autres voies. Des sociaux-démocrates allemands trouvèrent refuge en Suède. La Suisse entrouvrit ses portes sous [...]
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