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Le Patrimoine Monumental de la Belgique : Saint-Josse-ten-Noode
par Collectif
Relié / 398 pages / édition de 1997
langue(s) : français
éditeur : IPS éditeurs
ISBN : 905756002X
EAN : 9789057560026
dimensions : 216 (h) x 158 (l) x 31 (ép) mm
poids : 990 grammes
DISPONIBLE
très bon état
17,95 EUR
référence : 1011908
Tous les prix incluent la TVA
SAINT-JOSSE-TEN-NOODE est, avec Etterbeek, la première commune des faubourgs de Bruxelles dont le patrimoine monumental fait l’objet d’un inventaire systématique.

Des origines du hameau, qui remonteraient au XIIe siècle, nul vestige ne nous est parvenu. Les dernières constructions antérieures au XVIIIe siècle ont toutes disparu sous la pression de l’urbanisation rapide de la commune au siècle dernier.

Des résidences de campagne qui se multiplièrent au cours des XVe et XVIe siècles, seules des gravures et des plans figurés nous ont conservé le souvenir. Il en va de même des auberges bâties autrefois le long de la chaussée de Louvain ainsi que des fermes et maisons villageoises. Ajoutons à ces documents anciens quelques photographies prises lors de la démolition de l’ancienne chapelle dédiée à saint Josse et du château des Deux-Tours.

Le XIXe siècle en revanche domine encore largement le paysage urbain. C’est qu’en à peine quelques décennies le village de Saint-Josse, qui comptait moins de mille habitants à la fin du régime autrichien, vit sa population considérablement augmenter. Trois mille habitants en 1831, près de quinze mille en 1846 : Saint-Josse était en quinze ans devenu un faubourg industrieux à l’habitat extrêmement dense. Les rues tracées au cordeau et bordées de maisons aux façades régulières, enduites et peintes, témoignent jusqu'à aujourd’hui de cet extraordinaire développement urbain marqué par l’architecture d’inspiration néo-classique. Le Jardin botanique et l’ancien observatoire ainsi que quelques hôtels de maître nous rappellent que la commune hébergeait aussi une population nantie, soucieuse d’embellir la ville.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, se développèrent de nouveaux quartiers. L’habitat y subit l’influence du courant éclectique. L’ornementation des façades s’inspire ici tantôt de la Renaissance, tantôt du style gothique, tantôt encore de la Renaissance flamande. Il s’ensuit une diversité d’aspect que renforce l’emploi de matériaux variés : pierre bleue ou blanche, briques de différentes couleurs. L’église du Gesù, la chapelle Sainte-Julienne, l’école communale de la rue de la Limite ou la gare de Saint-Josse témoignent de cet éclectisme dont l’esprit allait se prolonger dans le style Beaux-Arts. D’influence française, ce style caractérise quelques maisons de maître et immeubles construits peu avant la guerre de 1914-1918 ou dans les années vingt.

L’entre-deux-guerres vit rivaliser Art Déco et modernisme : primat de l’ornement d’un côté, affirmation de la fonction de l’autre. Encore cette dernière tendance laissa-t-elle peu de réalisations significatives à Saint-Josse. L’après-guerre allait être synonyme d’importants bouleversements. La percée de la jonction ferroviaire Nord-Midi entraîna de nombreuses démolitions, à commencer par celle de l’ancienne gare du Nord. Dès les années cinquante s’élevèrent les premiers gratte-ciel. D’autres suivirent, souvent d’une affligeante banalité. Mis en sommeil par les retombées de la crise pétrolière, l’ambitieux projet Quartier Nord a repris dans les années quatre-vingt. Parviendra-t-il à renouer avec une image plus traditionnelle de l’architecture ?
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