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Li Latin sins dîre âmèn' : Langue du culte et parodies dialectales
Broché / 96 pages / édition de 2007
langue(s) : français
éditeur : Musée en Piconrue
ISBN : 2960054547
EAN : 9782960054545
dimensions : 240 (h) x 160 (l) x 7 (ép) mm
poids : 175 grammes
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C’est ici petit livre de grande et bonne foy, ami lecteur, que tu tiens entre les mains, car il n’est personne - hormis peut-être un quarteron de Sorbonagres rassis - qui puisse y rien réprouver, condamner ou vouer aux gémonies. C’est au contraire ouvrage de haute graisse, mais non point confit en tartufferies (toute hypocrisie en est bannie !) ; c’est franche foi sonnante du peuple wallon, tour à tour vaguement naïf ou franchement espiègle, ou de ses saltimbanques accrédités, qui perle et crépite dans le corps de la langue, foi qui n’a crainte d’entrechoquer les bocks de Stella et le cantique de \’Ave, maris Stella, de trinquer, gueuletonner et rimailler... dans une truculence néanmoins respectueuse de la vraie dévotion.

Suivez donc sans appréhension (et ad majorent Dei gloriamI) maistre Maurice Gillet en son pittoresque et passionnant inventaire de joyeusetés latino-wallonnes, de parodies dialectales concoctées sur fond de latin de sacristie plus ou moins exact ou bidouillé ; laissez-vous prendre au charme de son élégante mise en chapelet des expressions hautes en couleur (pâtêrs di tchén, pâtêrs di pourcê, trô-à-pâters, etc.), des bénédictions et prières de contrebande mises en branle sur deux ou trois notes ou paroles d’Évangile (Bénédicité Dominus, Oremus, Pater Noster, etc.), d’anecdotes savoureuses à souhait (garanties authentiques !), échafaudées sur des pataquès ou des quiproquos mitonnés en cette zone interlope où l’obscur latin de prêche se transmue en un lumineux wallon pur jus (yoluntas et Voloz ’ne tasse ?).

Délectez-vous, amis, de ces saynètes hilarantes composées dans la tradition des meilleurs fabliaux du Moyen Age : écoutez par exemple le chant dialogué du sacristain et du curé à propos de votes, puis sirotez à loisir l’humour des Secula, c’est culs au rhum. Vous m’en direz des nouvelles ! Même saint Pierre, à sa porte paradisiaque, doit s’en gondoler de rire...

Mais quels souhaits, quelles rêveries chez ces dévots « très bilingues » ? La fricassée, le bon gueuleton, où Dieu le Père et Mathot de Namur seraient, au coude à coude, pourvoyeurs de steaks-frites, de boulettes, de pèkèt et de Stella dans un éternel Cocagne des gagne-petit. Au passage, on égratigne avec gentillesse ou mauvaise foi bien revendiquée les moines et curés à panses rebondies ; avec une pointe d’humour cannibalesque, on croque à belles dents ambiguës dans les orèyes di bèguène, «oreilles de bonnes sœurs», aussi bien que « rondelles de pomme séchées au four »...

En d’autres occasions, on rit, on se rit, de la mort et du mort en démantibulant le Dies irae, dies ilia ou l’Aporta inferi et en les introduisant dans toutes sortes de contextes cocasses et incongrus. On revendique aussi fièrement la [...]
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