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Grands Prix de Bruxelles et autres compétitions automobiles capitales
Broché / 198 pages / édition de 2006
langue(s) : français
éditeur : A compte d'auteur
ISBN : 2960045661
EAN : 9782960045666
dimensions : 294 (h) x 210 (l) x 14 (ép) mm
poids : 809 grammes
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Je peux dire que je suis un vrai Brusseleir. Je suis né à Bruxelles, j'y ai grandi, j'y ai vécu la guerre, je m'y suis marié, j'y ai travaillé,... j'y ai disputé des courses automobiles et j'y vis toujours aujourd'hui. A deux pas de ce boulevard Léopold III où un Grand Prix de Bruxelles a été couru, il y a déjà 57 ans.

J'ai toujours détesté les transports en commun (ah, le tram du mercredi après-midi pour aller rendre visite à mes grands-parents, quelle barbe !). Dès que j'ai pu, je me suis déplacé à vélo.

Le jour où la guerre éclata et que les premiers obus sont tombés sur Bruxelles, j'avais juste vingt ans.

J'avais un vélo pour me déplacer... et un autre pour courir. Courir ! C'était ma raison de vivre. Aller vite à pied aussi, ou à la nage. Être un sportif !

J'ai pratiqué à peu près tous les sports athlétiques, et entre autres une discipline qui s'appelait tout simplement les « sports multiples».

Je me souviens de ma première « course » de vélo, « sur rouleau » (c'est à dire en restant sur place !), dans l'arrière salle enfumée d'un café. J'étais confronté à un certain Donnay, un hôtelier qui était, ni plus ni moins, le champion amateur '38-'39 de la spécialité !

J'étais bon dans tout... mais jamais le meilleur. Mon statut de coureur cycliste me donnait néanmoins le privilège de pouvoir me déplacer (à vélo)... après le couvre-feu ! Ce qui n'empêchait pas les balles de siffler à mes oreilles quand je rentrais un peu trop tardivement chez moi après avoir été donner une dernière « beeske » à ma bonne amie).

Après la guerre, j'ai commencé à m'intéresser aux engins à moteurs. J'ai appris à conduire avec le livreur de mon père mais, les automobiles étant encore chères (même les épaves !), je me suis d'abord tourné vers la moto.

Ah, la Matchless 350 avec laquelle j'allais le dimanche à la mer ! Quand elle ne pissait plus d'huile (dont le bas de mon pantalon était entièrement maculé), c'est tout simplement qu'il n'y en avait plus dans le carter et qu'il était temps de s'arrêter car le moteur allait exploser !

Puis j'ai eu la chance, avec les économies du ménage, de m'offrir une (déjà) antique coccinelle d'occasion (avec les freins à câble et tout !) avec laquelle je m'inscrivis aussitôt au Cercle d'Entraide Automobile de Belgique (il fallait bien ça pour aider les pauvres sukkeleirs de l'automobile qui tombaient alors en panne au moins deux fois par semaine !). Je m'alignai ainsi au Rallye de Forest... et c'est alors que tout a commencé.

D'abord copilote puis pilote (de mon ami Georges Bossuyt qui trouvait que je conduisais sa voiture plus rapidement que lui !), j'entamai une carrière de rallyman assez fructueuse.

Avec, de temps en temps, une course en circuit pour agrémenter « l'ordinaire »... qui était loin d'être désagréable. La conduite en circuit était assez différente de celle en rallye, puisque dans la première il était primordiale de trouver (pendant les entraînements) les meilleurs repaires de trajectoire et que dans la seconde, il fallait aller vite tout en gardant de la réserve (surtout la nuit, dans le brouillard et lorsqu'il gelait)... au cas où.

Bref, quand après le Grand Prix de Bruxelles, son organisateur Pierre Stasse (également directeur de l'Equipe Nationale Belge... et du journal « Les Sports ») nous convia à utiliser son « circuit du Heysel », ce fut, pour nous tous qui pratiquions le sport auto en vrais « amateurs » (nous travaillions le jour et nous faisions les reconnaissances de rallye la nuit !), un véritable cadeau. Et je suis très fier d'avoir pu ainsi, face à une importante opposition étrangère (c'est à dire des Français, des Allemands et des Anglais), dont des pilotes d'usine habitués tous les jours à chercher les ultimes possibilités des voitures de leur marque, être par deux fois, sur Alfa Romeo, l'un des seuls vainqueurs belges de ces déjà (à l'époque) très médiatiques « Coupes de Bruxelles ».

Jean-Paul Delsaux, qui a écrit pour vous ces quelques pages, vous raconte, dans son style habituel, les grands événements du sport automobile bruxellois. Avec, comme toujours, le sentiment de n'avoir fait qu'effleurer un sujet qui reste encore à découvrir et à illustrer.
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