Mons a manifestement séduit Marie-Françoise Plissart et Caroline Lamarche. Avec un regard et une plume d’une rare sensibilité, elles sont parvenues à offrir à la ville, à ses habitants et à ses visiteurs un ouvrage remarquable.
Captant des lieux et des moments, elles ont immortalisé des Montoises et des Montois « en situation ». Certains paysages s’imposent à nous avec la force de l’évidence, d’autres commencent par intriguer avant de révéler leurs beautés cachées.
Par petites touches impressionnistes, le lecteur se forgera ainsi une idée de ce qu’est réellement la Cité du Doudou. Il ne lui restera alors qu’à venir et revenir se perdre dans les rues du centre-ville et des villages avoisinants, pour s’étourdir au spectacle des splendeurs montoises.
Ville d’art aux trois chefs-d’œuvre du Patrimoine de l’Humanité, Mons émerveille. Ses cent mille citoyens d’abord, les visiteurs qui font le choix heureux de s’y promener ensuite. A mi-chemin entre Paris et Amsterdam, Mons apparaît à la fois urbaine et rurale, verte et minérale. Dix-neuf anciennes communes la composent. La ville historique mêle des édifices du XVe au XVIIe siècle, de superbes bâtisses du XVIIIe à des œuvres architecturales contemporaines. Autour d’elle, posées en colimaçon, certaines communes rappellent leur contribution industrielle à l’essor du pays, d’autres offrent des havres de paix délicieux aux paysages verdoyants, d’autres enfin assument avec sérénité leur vocation résidentielle. Quinze mille étudiants fréquentent ses universités et hautes écoles. Capitale du Hainaut, Mons en héberge le gouvernement. La ville est aussi le siège de l’une des cinq Cours d’Appel du pays.
Ville d’idées et de cœur, Mons a vu les premiers êtres humains se sédentariser à Spiennes, il y a 6.000 ans. Creusant des mines, ils découvrirent un gisement riche en silex de qualité et l’exploitèrent durant plus de 1.800 ans. L’UNESCO a classé ces minières parmi les «chefs-d’œuvre du Patrimoine de l’Humanité».
Féminine avant l’heure, Mons fut un temps dominée par les chanoinesses de Sainte Waudru, dont les avoirs et le savoir inspiraient le respect. Au XVe siècle, une collégiale gothique raffinée fut dédiée à la Sainte patronne. Au XVIIe, l’autorité civile voulut affirmer avec éclat son autorité. Le Beffroi jaillit du sol, baroque et imposant. Lui aussi est reconnu Patrimoine de l’Humanité.

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