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Des Ducs de Brabant aux villages Congolais : Tervuren et l'Exposition Coloniale 1897
Broché / 184 pages / édition de 1997
langue(s) : français
ISBN : 2873980079
EAN : 9782873980078
dimensions : 296 (h) x 210 (l) x 12 (ép) mm
poids : 780 grammes
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Voici cent ans, du 24 avril au 8 novembre 1897 pour être précis, s’est déroulée à Tervuren une ‘Exposition coloniale’. Tel est en effet le nom qui a été donné à cette manifestation initialement conçue comme une section de l’exposition universelle du Parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Peu à peu elle s’est transformée en un événement quasi indépendant en raison de sa spécificité et de la variété des divertissements qui y étaient proposés — les compétitions sportives jouxtaient les expositions les plus diverses — mais aussi parce que les deux sites de ce World Fair étaient distants l’un de l’autre d’une dizaine de kilomètres.

L’exposition de Tervuren reposait initialement sur trois axes:

1°. la section coloniale qui comporte l’exposition du Congo dans le Palais des Colonies et les villages africains le long des étangs dans le parc;

2°. les compétititons sportives et l’infrastructure spécialement créée à cet effet; 3°. les superbes concours de fruits, de Heurs, et de bétail.

L'ensemble de ces éléments et surtout la présence des 267 Congolais ont assuré un énorme retentissement à l’événement, qui aurait attiré environ 1.200.000 visiteurs. L’artisan de cette grande manifestation à Tervuren n’est autre que Léopold IL Sans lui, malgré la présence manifeste des ducs et autres gouverneurs au cours des siècles passés, Tervuren ne serait restée qu'une commune très ordinaire. Avec un peu de chance, seul le Parc aurait pu subsister comme vestige de la gloire passée. C’est au roi et à lui seul que revient l’honneur d’avoir fait de cette commune ‘un joyau de la couronne brabançonne’. Les perles de ce joyau sont à l’heure actuelle le Musée royal de l’Afrique centrale, la totalité du Parc, l’avenue de Tervuren, le Club royal de golf, l'Arboretum et la Promenade royale, pour ne nommer que quelques-unes de ses réalisations les plus incontournables qui, sans aucun doute, s’insèrent parmi d'autres desseins du souverain, de plus grande envergure. Citons simplement la Donation royale de 1905 ou les accès urbanistiques de la capitale. L’ensemble de ccs réalisations ont notamment permis à Tervuren d’être considérée aujourd’hui comme une véritable oasis de verdure à la périphérie de Bruxelles.

Nombre des réalisations de Léopold II à Tervuren sont dues au fait qu’en tant que duc de Brabant il a fait montre d’une tendresse particulière pour cet ancien domaine ducal. Il le connaissait depuis sa jeunesse et, une fois souverain, a très rapidement caressé de grands projets à son propos. Ils ont pris une forme concrète en 1895 lorsque l’on put persuader les organisateurs de Bruxelles Exposition de patienter deux ans encore afin de rendre possible l’organisation d’une exposition sur le Congo à Tervuren. Son succès l’a conduit à formuler des projets plus grandioses voire même mégalomanes. Seule une partie d’entre eux a pu être réalisée.

Cet ouvrage a pour objectif de mieux mettre en lumière toute l'importance de l’Exposition coloniale de 1897. Elle constitue un véritable tournant pour Tervuren. Elle ne peut en effet être dissociée du site historique sur lequel elle a été établie. C’est pourquoi cet ouvrage contient également un bref historique du Parc et du château ducal aujourd’hui disparu. Une attention plus soutenue a cependant été portée à la période qui débute en 1815 et ce pour la bonne et simple raison que le Palais des Colonies de 1897 a été édifié sur les vestiges du pavillon que le prince d’Orange y avait fait construire et qui a malheureusement pris feu en 1879, lorsque l’impératrice Charlotte l’occupait. La deuxième partie, la partie essentielle, traite de l’Exposition coloniale proprement dite, de ses préparatifs et décrit toutes les curiosités et les événements qui s’y rapportent. Lorsque cela s’est avéré opportun, nous avons tenté de resituer l’ensemble dans un contexte plus large. Dans l’épilogue, nous aborderons brièvement les projets imaginés par Léopold II pour l’avenir. L’exposition du Palais des Colonies a en effet rapidement acquis un caractère permanent. C’est ainsi que l'architecte français Charles Girault s’est vu confier la mission de dessiner des plans pour un bâtiment plus grand et plus prestigieux encore. Son aspect suscite aujourd’hui l’admiration mais il aurait sans doute paru peu de choses si les autres projets s’étaient également réalisés. L'ouvrage se termine en 1910 avec l’ouverture solennelle du musée et la désignation de son premier directeur.

Un tram pour le Congo, le titre de l’exposition du Musée royal de l’Afrique centrale (20 juin - 16 novembre 1997), n’est pas aussi gratuit qu’il pourrait sembler à première vue. Les lignes de tram reliant Bruxelles et Louvain à Tervuren ont en effet été construites à l’occasion de l'Exposition universelle de 1897. C’est en tram que des centaines de milliers de personnes sont venues au Parc de Tervuren pour y découvrir le Congo. A l’époque, les initiateurs en ont fait leurs choux gras, ils voulaient propager le concept ‘Congo’ et ils y sont certainement parvenus. En choisissant comme titre Des ducs de Brabant aux villages congolais, nous avons sans doute renforcé la dimension historique de l’approche mais cet ouvrage et l’exposition suivent néanmoins la même trame. Notre souhait est qu’il puisse contribuer à une meilleure perception de l’ensemble des événements qui se sont déroulés à Tervuren en 1897. Notre objectif n’était pas de décrire l’exposition coloniale comme un simple fait divers isolé de son contexte. Ce qui a précédé et ce qui a suivi est tout aussi important et dépasse dans une large mesure le territoire de Tervuren.

Je dois tout d’abord à l’obligeance de M. Dirk Thys van den Audenaerde, directeur du Musée royal de l’Afrique centrale, d’avoir eu la possibilité de mener à bonnes fins l'exposition et cet ouvrage. C'est en effet lui qui m'a recommandé en tant qu’enseignant détaché auprès du ministre de la Politique scientifique et qui m'a sans cesse puissamment soutenu et encouragé. En ce qui concerne les institutions et les diverses personnes qui nous apporté leur aide, j'adhère entièrement à ses propres remerciements. Enfin, mille rnercis à mon épouse pour tenter de lui faire oublier les nombreuses heures, jours et mois qui m'ont isolé dans mon bureau, à la maison, durant la rédaction de cet ouvrage.
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