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La sidérurgie en Terre de Saint-Hubert de Jehan Rifflar à Nestor Martin
Broché / 104 pages / édition de 1994
langue(s) : français
numéro : 5
ISBN : 2871931909
EAN : 9782871931904
dimensions : 297 (h) x 210 (l) x 8 (ép) mm
poids : 455 grammes
DISPONIBLE
très bon état
21,95 EUR
Quantité:
référence : 1016585
Tous les prix incluent la TVA
Essentiellement axée sur le bassin de la Lesse, couverte d’importants massifs forestiers (évalués à près de 10.000 arpents en 1766), établie sur un sous-sol riche en minerai de fer, la Terre abbatiale de Saint-Hubert avait dans son jeu toutes les cartes pour attirer les sidérurgistes d’Ancien Régime. C’était pour elle une belle occasion de mettre en valeur son patrimoine. L’industrie du fer ne fut pas la seule pratiquée sur son territoire, principalement arden-nais: ses archives regorgent de mentions évoquant l’exploitation momentanée du plomb, du schiste ardoisier, du salpêtre, de la potasse, des mousses (polytric). etc. Ces ressources constituèrent, avec le bois, une part importante des revenus de l’économie hubertine. Alors que les sources existent, une synthèse sur le sujet manque encore toujours et même, contrairement au personnage et au culte de saint Hubert, peu de monographies y ont été consacrées.

Tenter une esquisse - le peu de temps consacré à cette recherche ne nous permet pas d’offrir mieux et nécessitera de revenir sur le sujet -, tenter une esquisse, donc, de l’histoire sidérurgique de la Terre abbatiale de Saint-Hubert, c’est avant tout s’intéresser à sa forêt, à son sous-sol, à une dizaine d'établissements industriels et à une bonne vingtaine de maîtres de forges, qui y ont exercé leur art quelque trois siècles durant. L’idéal aurait été de tenter de reconstituer les dynasties de ces premiers capitalistes aux origines diverses, de décrire les technologies mises en oeuvre et l’organisation du travail, d’évoquer la vie des petites gens qui trouvaient quelque revenu dans , les activités sidérurgiques et de préciser l’impact du travail des métallurgistes sur le milieu et l’économie du domaine hubertin. Il aurait en outre fallu insérer finement l’histoire de ces forges et fourneaux - et de leurs émules luxembourgeois - dans les événements politiques des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Programme trop ambitieux dans le cadre de ce projet. A partir des seules archives hubertines - ou peu s’en faut -, on tâchera de démontrer que, comme d’autres régions de Wallonie, la Terre de Saint-Hubert a une longue tradition industrielle et que la présence, au XXe siècle, d’un Nestor Martin s’inscrit somme toute dans la continuité historique. Nous négligeons volontairement les usines du prieuré de Prix (Mézières, F.) trop éloignées de notre sujet.

La nouvelle sidérurgie wallonne qui. dès les XIVe et XVe siècles, permit d'améliorer le procédé de transformation du fer (en passant par le stade de la fonte, ce qui lui valut le nom de procédé indirect), ne fit son apparition sur le plateau ardennais qu’au XVIe siècle (après 1530, semble-t-il), en [...]
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