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Richard van Orley, Bruxelles 1663-1732
Broché / 172 pages / édition de 2003
langue(s) : français
ISBN : 287093145X
EAN : 9782870931455
dimensions : 296 (h) x 210 (l) x 17 (ép) mm
poids : 950 grammes
DISPONIBLE
très bon état
24,95 EUR
référence : 1015484
Tous les prix incluent la TVA
En 1695, Bruxelles est bombardé. L’ampleur du drame et le sentiment d’injustice engendré par ce tvpe d’action absurde ont dù être déterminants dans le choix de Richard van Orlev de participer à l’œuvre de mémoire que constitue la célèbre suite Perspectives des ruines de la ville de Bruxelles de son ami et concitoyen Augustin Coppens. Cette occasion douloureuse a révélé à l’artiste l’immense pouvoir de la gravure comme moyen d’expression. A partir de cette date, il place résolument son talent d’artiste au service du livre, en fournissant un nombre considérable de dessins destinés à l’illustration. La demande de planches gravées est alors très importante en Europe. Tant en Hollande que dans les Pays-bas méridionaux, les livres censurés en France ou ailleurs y étaient publiés dans plusieurs langues, le français, le néerlandais, l’espagnol, l’italien, avec une rapidité qui étonne.

Dans son parcours artistique, van Orlev croise les principaux acteurs du monde de la gravure d’illustration flamande : Jacques Harrewyn, Hendrik Frans Diamaer, Jan Claudius de Cock, Jan Antoon de Pooter, Jan Baptist Berterham, les éditeurs François Foppçns, Eugène-Henri et Georges Fricx.

L’art de Richard van Orley, ce contemporain de Watteau et de Tiepolo, à la fois suave et savant, affecté et rigoureux, ne put rencontrer ni les principes doctrinaires de l’académisme du XIXe siècle, ni ceux, non moins dogmatiques de l’anti-académisme du XXe siècle. Avec l’ensemble du XVIIIe siècle “belge”, van Orley fut exclu de l’histoire de l’art. Aujourd’hui, grâce au patient travail de recherche de notre collaborateur Alain Jacobs ainsi qu’à son approche critique visant à démonter le processus de désengagement des historiens de l’art pour le XVIIIe siècle, un nouveau regard est porté sur cet artiste, mais aussi sur le dessin, sur la gravure et sur le monde de l’édition de son époque. La réhabilitation de Richard van Orley offre des perspectives nouvelles de recherche au sein du Cabinet des estampes.
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