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Si le tram m'était conté
par Marion & Godi
« Sur des histoires rapportées par Daniel Degimbe »
Broché / 112 pages / édition de 1984
langue(s) : français
éditeur : Meddens
ISBN : 2870130597
EAN : 9782870130599
dimensions : 209 (h) x 151 (l) x 8 (ép) mm
poids : 190 grammes
DISPONIBLE
bon état
5,95 EUR
référence : 1015167
Tous les prix incluent la TVA
A Jef, van de tram
Au krack et à tous les autres...

Vous êtes-vous déjà arrêté dans l’antre d’un bouquiniste spécialiste en cartes postales anciennes? Là, dans l’atmosphère poussiéreuse d’une arrière-boutique, vous avez peut-être redécouvert un Bruxelles que vous ne connaissez plus. Une ville aux côtés viennois ou parisiens d’où émanait une sérénité toute empreinte de poésie.

A l’ombre de prestigieux monuments nouvellement érigés, frôlant de jeunes arbres à peine plantés en ce début de siècle, vous avez revu LE tram, le tramway de vos grands-parents ou le tramway de votre enfance. Omniprésent sur la plupart des cartes postales jaunies, le transport public faisait véritablement partie intégrante de la vie urbaine et sociale. Véritable roi de la voirie, seul moyen de transport urbain, individuel ou collectif réellement performant, il avait même engendré dans notre petit pays une industrie florissante dont la réputation parcourt encore les cinq continents.

A une certaine époque, ils furent des milliers, «Wattmen», receveurs, poseurs de voies, au poste par tous les temps, nuit après nuit et jour après jour au service de la «compagnie» qui les avait sévèrement sélectionnés. Nombreux sont ceux, parmi vous, qui n’ont pas vécu l’ambiance enfumée d’une salle de dépôt où les senteurs de pluie et de vieux cuirs se mêlaient à l’odeur âcre d’un café rebouilli que les gars réchauffaient sur une plaque brûlante tandis qu’à l’extérieur on pouvait encore entendre le martèlement lent des lourds chevaux de trait qui, sortant du dépôt, s’en allaient serpenter, cahin-caha, dans les rues perdues d’un Bruxelles disparu.

Inexorablement, l’automobile vint et insensiblement, le transport en commun dû se mettre à ramper par terre, un peu comme si on avait honte de le voir parmi nous.

Petit à petit, dans l’organisation de la cité, le petit tram devint gênant et le réseau ferré diminua comme peau de chagrin. Avec lui, disparaissait progressivement une certaine image de Bruxelles, faite de labeur et de peine, certes, mais aussi, composée de multiples facettes sociales dont l’humour n’était pas absent.
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