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Histoire des Belges : Des origines à 1991
Cartonné / 544 pages / édition de 1992
langue(s) : français
ISBN : 2804114309
EAN : 9782804114305
dimensions : 304 (h) x 225 (l) x 26 (ép) mm
poids : 1861 grammes
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L’histoire des Belges remonte au 1er siècle avant Jésus-Christ, c’est-à-dire à une époque où les civilisations orientales (égyptienne, mésopotamienne, crétoise, etc...) s’étaient depuis longtemps déjà élaborées. Avant cette date, les textes écrits manquent; et c’est à la géologie (étude de l’écorce terrestre), à la paléontologie (science des fossiles) et à l’archéologie préhistorique (histoire de l’humanité d’avant l’écriture) qu’il appartient de reconstituer le plus lointain passé des êtres vivants de la planète. Les préhistoriens s’accordent à placer le berceau du genre humain en Afrique orientale, il y a près de 4 millions d’années. L’expansion de l’espèce sur le territoire de la Belgique actuelle n’aurait eu lieu qu’autour de 1 500 000 avant notre ère. Depuis ce moment, le sol, le climat, la faune, la flore et l’homme lui-même n’ont cessé de sfe modifier.

En 57 av. J.-C., les Romains régnaient en maîtres sur les pays méditerranéens, lorsqu’ils décidèrent de s’attaquer aux Belges '. Ils les vainquirent mais leur chef Jules César dut reconnaître, dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules, que ses adversaires avaient fait preuve d’un grand courage. Le territoire des «Belges» fut romanisé et ses habitants devinrent des Belgo-(ou Gallo-)Romains, souche des Wallons1 2. Les vainqueurs, bénéficiaires d’une civilisation supérieure, n’avaient trouvé sur le sol conquis que des villages à demi-barbares ; Ils y laissèrent des cités administrées, organisées.

Dès le milieu du IVe siècle de notre ère, surgirent les ancêtres des Flamands: les Francs. En fuite devant les Huns, Ils bousculèrent les légions romaines du Rhin et occupèrent tout le nord de la Belgique actuelle qu’ils germanisèrent. Il y eut depuis lors 2 groupes ethniques contrastant par leur mentalité, leurs mœurs et leur langue ; des rapports toujours plus nombreux devaient tendre, dans la suite, à les fusionner en un seul peuple, sans toutefois parvenir à éliminer les facteurs de divorce. Sous le sceptre des rois francs, convertis au christianisme en 506 3, la «Belgique» — englobée dans la Francia — reçut une organisation épiscopale, mais elle retomba presque dans la semi-barbarie d’avant la conquête romaine.

Au IXe siècle, avec la naissance de la féodalité, le pays se trouva divisé en 2 parties distinctes séparées par l’Escaut : la portion située à l’ouest du fleuve — la Flandre — releva de la France, tandis que celle sise à l’est — la Lotharingie 4 — appartint à la Germanie.

A l’intérieur de ces 2 territoires, les anciens fonctionnaires royaux (ducs, marquis, comtes, évêques) se proclamèrent indépendants du pouvoir central et rendirent leurs fiefs hé-
réditaires. Ainsi naquirent les duchés de Brabant, de Lim-bourg et de Luxembourg, les marquisats d’Anvers et de Na-mur, les comtés de Flandre et de Hainaut, la principauté ecclésiastique de Liège, regardés par Henri Pirenne comme une première ébauche des provinces belges actuelles.

A la suite du développement de l’industrie et du commerce au Xe et surtout au XIe siècle, ces principautés — dont l’ensemble formait les pays d’avalois — virent naître des colonies marchandes. Celles-ci s’étant enrichies engendrèrent, dès le XIIe siècle, des villes tellement puissantes que les princes territoriaux durent en tenir compte. A l’intérieur des murailles urbaines, une lutte âpre s’engagea bientôt entre les riches marchands et les ouvriers, entre le capital et le travail. Les révolutions démocratiques, qui remplirent tout le XIVe siècle, ne s’apaisèrent qu’à l’avènement des ducs de Bourgogne. La civilisation culturelle, en recul depuis l’arrivée des Francs, enregistra des progrès appréciables.

A l’époque bourguignonne (1384-1477), toutes les principautés susdites obéirent à un même prince et non plus à plusieurs ducs et comtes. La puissance politique des villes déclina mais chaque province continua à jouir d’une large autonomie, conservant ses institutions particulières, malgré les efforts centralisateurs des Bourguignons. La vie matérielle devint plus confortable, du moins pour les gens aisés, la vie intellectuelle et artistique se raffina.

Par mariage, les principautés bourguignonnes — qu’on désignait alors sous les termes de Bourgogne ou de pays de par-deçà 5 — passèrent en 1477 aux Habsbourg qui les appelèrent pays d’embas 6 pour les opposer à leurs possessions montagneuses d’Autriche. Au XVIe siècle, ces Habsbourg furent aussi rois d’Espagne. Ils poursuivirent l’action unificatrice et centralisatrice des Bourguignons et cassèrent les liens féodaux qui rattachaient encore la Flandre à la France et l’ancienne Lotharingie à la Germanie. Mais ils laissèrent rogner sensiblement les frontières des « Pays-Bas» dont Ils compromirent aussi l’essor économique et culturel. D’autre part, ils renforcèrent la puissance de l’Église catholique.

Le XVIIIe siècle vit régner sur les «Pays-Bas» du Sud les empereurs habsbourgeois d’Autriche. Les nouveaux souverains prétendirent consolider leur pouvoir monarchique tout en travaillant au relèvement matériel et culturel de leurs nouvelles possessions. Ils se heurtèrent aux privilégiés de l’ancien régime — au clergé et à la magistrature surtout — qui déclenchèrent la Révolution brabançonne de 1789. Une éphémère république des États belgiques-Unis se constitua et prit pour emblème un drapeau noir, jaune et rouge.
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