Après la Seconde Guerre mondiale, seule une infime minorité d'industriels belges fut jugée pour collaboration économique, alors que quasi toutes les entreprises industrielles avaient livré des produits à l'Allemagne nazie. Avaient-elles vraiment eu l'intention de servir les intérêts allemands, ou s'étaient-elles " adaptées " à la politique de l'occupant, afin de fournir à la population belge le ravitaillement nécessaire et d'éviter aux travailleurs la déportation en Allemagne ?
Sous la direction d'A. Galopin, gouverneur de la Société Générale, un comité fut fondé, qui définit la politique industrielle à appliquer durant l'occupation. A. Galopin et ses collaborateurs avaient-ils réellement été habilités pour ce faire par le gouvernement Pierlot le 15 mai 1940 ? Après la Libération, Spaak le nia. Le gouvernement belge à Londres avait pourtant appuyé Galopin, en tout cas jusqu'en 1942. Pourquoi fut-il assassiné en février 1944 ? Et pourquoi le gouvernement Van Acker, en mai 1945, se rallia-t-il à la doctrine Galopin, et prit-il un arrêté-loi limitant la collaboration économique aux industriels ayant livré des armes et des munitions à l'ennemi ?
C'est à ces questions, et à bien d'autres, que ce livre s'efforce de répondre. Il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire politique et économique en général et à l'histoire de l'occupation en particulier.

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