En I960, au retour d'un séjour en Afrique, disparaissait l'un des plus grands champions de tous les temps, le Campionissimo, Fausto Coppi.
Au-delà des performances sportives, sa vie aussi douloureuse que glorieuse, puis sa disparition tragique ont fait de lui un personnage aux dimensions extraordinaires, un héros éternel auquel un destin généreux et implacable avait réservé les plus belles victoires et les plus sombres défaites, les joies les plus vives comme les douleurs les plus cruelles, les distinctions les plus élevées et les tourments les plus profonds.
Humble fils de paysans du Piémont, Coppi entra vite en conflit avec le dieu cycliste de l'après-guerre, Gino Bartali. Cette rivalité divisa l'Italie en deux clans rivaux et engendra chez le jeune coureur une véritable fièvre de savoir. Il «inventa» ainsi le cyclisme moderne, s'intéressant à la diététique et à l'amélioration du matériel, bousculant les données des compétitions. Il détermina l'évolution de son métier et créa le type du champion gentleman et homme d'affaires.
Lorsqu'il bouleversa aussi sa vie privée et choisit pour compagne celle que la presse surnomma la « Dame blanche», l'Italie puritaine se détourna de lui, au point que le Pape, un jour, refusa de bénir le peloton parce que Coppi, adultère, s'y trouvait.
Le mythe Coppi s'est nourri de toutes ces facettes d'une destinée hors du commun.
Sous la plume de Jean-Paul Ollivier, historien du cyclisme et formidable conteur, et grâce à des documents inédits que lui a confiés l'entourage du champion, Fausto Coppi renaît, dans la gloire et les larmes qui ont accompagné son existence.
Jean-Paul Ollivier est né en 1944, à Concarneau (Finistère). Grand reporter à France-Télévisions, il est spécialiste de l'histoire sportive. Il est l'auteur de nombreuses biographies de champions ainsi que d'ouvrages consacrés au général de Gaulle et à l'histoire contemporaine, en particulier.

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