Née un soir de brumaire, Garde des consuls puis Garde Impériale, troupe d'élite façonnée par la main du maître, elle est entrée avec lui dans l'histoire de la grande Epopée.
Phalange fidèle, jalouse comme une épousée, elle a parcouru souvent à des allures étonnantes tous les chemins qui sillonnent la vieille Europe.
Menée par des généraux et des maréchaux couverts de gloire, elle n'a été commandée en chef par aucun d'eux-mêmes. Fière mais ombrageuse, elle n'a eu pour « patron » que l'Empereur pour lequel elle a eu toutes les faiblesses et qui les lui a bien rendues.
Troupe peu nombreuse au début, elle est devenue de plus en plus importante au fur et à mesure des nouvelles campagnes jusqu'à compter 50000 hommes au printemps de 1812.
D'abord réserve de bataille dont quelques unités participaient seulement à l'action, elle va être de plus en plus engagée quand les jours deviennent difficiles. Mameluks arrivés d'Egypte, Chevau-Légers Polonais héros de Somo-Sierra, Artilleurs de Wagram, Cavaliers et Fantassins d'Eylau, ceux de Russie, de la Campagne d'Allemagne ou de celle de France, ils sont encore là quand « IL » revient avec quelques-uns d'entre eux de son royaume éphémère de l'Ile d'Elbe. Dans l'enthousiasme des retrouvailles, ils vont marcher avec lui jusqu'en Belgique avant de tomber un jour de juin en avant de la Belle Alliance.
Cette fois, la Garde est morte... pas tout à fait...
Nouvelle chevalerie des temps modernes, elle incarne à jamais les Traditions populaires d'honneur et de fidélité, de courage et de romantisme, d'aventure et de panache.

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