La Libération de 1944 ne marque pas seulement la fin d'une guerre. C'est aussi le début d'un douloureux combat pour la mémoire. Plus que les autres pays d'Europe occidentale, la Belgique se divise autour de l'héritage de l'Occupation. Résistants et collaborateurs, prisonniers politiques et victimes de la persécution raciale, nourrissent chacun leur culte du passé. Se greffant sur les vieilles querelles belgo-belges et sur les nouveaux antagonismes européens nés de la Guerre froide, ces mémoires rivales s'affrontent jusqu'à aujourd'hui. La lutte pour le souvenir sème, finalement, la discorde et l'amertume.
Bruno Benvindo et Evert Peeters racontent cet affrontement en retraçant l'histoire des principaux lieux de mémoire de l'Occupation. Le fort de Breendonk, la colonne du Congrès, la caserne Dossin ou encore la tour de lYser sont ici analysés comme autant de monuments où témoins, citoyens ordinaires et pouvoirs publics tentent de faire valoir leurs droits sur le passé.
Bruno Benvindo (1980) est historien, attaché au Centre d'Études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines (Ceges - Bruxelles). Il a précédemment publié Des hommes en guerre. Les soldats belges entre ténacité et désillusion, 1914-1918 (2005) et Henri Storck, te cinéma belge et l'Occupation (2010).
Evert Peeters (1979) est chercheur post-doctoral au sein du département d'histoire de la K.U.Leuven. Ses publications portent principalement sur la médecine et la culture du corps aux XIXe et XXe siècles. Il a précédemment travaillé au Ceges, où il a mené avec Bruno Benvindo un projet de recherches consacré à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.

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