L'agglomération de Bruxelles, dont les limites administratives ont été fixées par une loi du 26 juillet 1971, englobe actuellement autour de Bruxelles-ville qui en est le noyau catalyseur, 18 communes qui sont, dans l'ordre alphabétique, Anderlecht, Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe, Etterbeek, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette-Saint-Pierre, Kœkelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Uccle, Watermael - Boitsfort, Woluwé - Saint - Lambert et Woluwé-Saint-Pierre. Bruxelles-ville fut elle-même augmentée des communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek en 1921, alors qu'elle ne comprenait jusqu'alors en gros que le territoire délimité à cette date par les boulevards de Petite Ceinture construits sur le tracé de l'enceinte du XIVe siècle.
La loi de juillet 1971 a donc souligné les caractères d'une "ville qui cherche son territoire".
En effet, aux yeux des contemporains, Bruxelles est la capitale de la Belgique. Mais les visiteurs, étrangers ou autres, peuvent-ils aisément s'apercevoir, au gré de leurs promenades, qu'ils franchissent des frontières communales alors que les rues sont les mêmes, les maisons semblables!
Aussi, ce livre est-il un livre de pleine actualité; la forme historique qu'il prend pour la signifier n'en est que plus probante. Bruxelles, en fait, est au cœur de deux tendances contradictoires: l'une qui la veut le noyau — qu'elle soit chef-lieu d'une principauté ou capitale d'un état moderne — d'une formation politique large; l'autre qui l'a historiquement placée dans un terroir largement excédentaire du cadre administratif étroit de Bruxelles-ville.

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