«C'est venu un beau jour, un jour d'exposition à l’Académie, où on avait été, un ami et moi... et je m’étais dit, je ne ferai jamais rien d'autre, je ferai de la sculpture... Il y eut bien du temps passé... Il y eut des sculptures qui vivaient un peu plus chaque jour de cette vie intérieure qui est celle de l’œuvre d’art. »
Ce sont là des propos de George Grard, enregistrés à Saint-Idesbald. en juillet 1982. Ils forment la trame du livre.
Le sculpteur y parle des événements de sa vie. de ses amis comme Pierre Caille, Valérius De Saedeleer, Charles Leplae, Paul Delvaux et bien d’autres.
Il exprime aussi sa passion pour la vie et pour la sculpture.
S’entremêle à ces paroles, un autre discours, celui d’Eugénie De Keyser, qui trace les étapes d’une œuvre dominée par l’admiration toujours renouvelée pour le corps humain, cette chair désirable et désirante dont il faut réinventer les formes pour que bronze, plâtre ou terre évoquent l’inquiétude, l’angoisse, ou, bien plus souvent, le bonheur d’être corps.
Mais la statue muette se manifeste tout entière au regard, ni sa présence ni sa densité ne se peuvent dire, il faut la voir: page après page des photographies originales des œuvres les plus marquantes s’offrent au lecteur.
En outre, une foison de documents d’époque permet d’en situer la genèse et de retrouver les principaux personnages qui ont croisé la route de George Grard.

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