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Les Châteaux du Pays de Liège
Broché / 110 pages / édition de 1970
langue(s) : français
dimensions : 145 (h) x 215 (l) x 8 (ép) mm
poids : 195 grammes
DISPONIBLE
très bon état
11,95 EUR
référence : 1018828
Tous les prix incluent la TVA
La Meuse, qui nous vient du doux pays de Jeanne, était l'épine dorsale d'un état millénaire curieusement dessiné sur la carte entre le Royaume de France et ¡'Empire germanique. Une sorte de glacis formé par les duchés de Brabant, de JuUers et de Luxembourg ; par les comtés de Hainaut, de Champagne, de Limbourg et par le marquisat de Namur l'enserrait étroitement. La cité ardente était la capitale de cette Principauté et le cœur d'un vaste évêché jouxtant ceux de Cologne, de Trêves, de Reims et de Cambrai qui après la réorganisation de 1559 sera amputé des archevêchés de Matines et d'Utrecht.

En son milieu zigzaguait la ligne séparatrice des parler s romans et thiois. Au nord somnolait la marécageuse campine, en son milieu s'épanouissaient la Hesbaye et le Condroz, terres à blé et à pâturages. La dense et mystérieuse forêt ardennaise régnait au-delà. Le massif rocheux est contourné par ¡a Meuse qui en échancre parfois les bords. Les paysages qui se développent au-delà de ses rives sont très différenciés.

Artère de circulation, « médiatrice », le fleuve fut le chemin de pénétration tant des soldats, des commerçants et des artistes que par des « porteurs de la parole de Dieu ». Il y a lieu de noter que six lieues, une journée de navigation d'autrefois, séparent les principales cités mosanes : Dînant et ses orgueilleux Copères, Liégeois de Nation; Namur, au confluent de la Sambre; Huy,fière de ses quatre merveilles; Liège, le cœur même du pays mosan; Visé et ses compagnies militaires; Maestricht, qui occupait une position privilégiée sur le fleuve et qui fut opulente jusqu'à la fin du XVIe siècle. Les évêques y séjournèrent après avoir quitté Tongres et avant de s'établir dans le modeste hameau où avait été assassiné St Lambert et qui, assez rapidement, devint la puissante cité de Liège.

Dès le Xe siècle, et surtout sous Notger le pays liégeois pratiqua une politique d'expansion. Il s'agrandit du comté de Huy en 985, de celui de Brugeron (région de Landen) deux ans plus tard, de Bouillon et de Couvin en 1096, du comté de Duras en 1153 et, en 1227, de Moha. Quant à la terre de Franchimont, élevée au rang de marquisat en 1550, elle comprenait trois bans : Verviers, Theux et Spa, mais elle avait rejoint la principauté dès 1014. Les puissants voisins de la Principauté, bien sûr, ne restèrent pas indifférents. Les Brabançons surtout.

Ils réussissent à occuper Liège en 1212, mais ils furent écrasés à Steppes l'année suivante. La poussée brabançonne se maintint sur Maestricht et aboutit, en 1280, à la conquête du duché de Limbourg, territoire entourant la petite vide de ce nom et qui n'avait rien de commun avec le Limbourg actuel, qui est en fait l'ancien pays de Looz « ressaisit » par le [...]
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