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La saga de la petite ceinture
Cartonné / 288 pages / édition de 2001
langue(s) : français
éditeur : La Vie du Rail
ISBN : 2902808011
EAN : 9782902808014
dimensions : 305 (h) x 215 (l) x 25 (ép) mm
poids : 1525 grammes
DISPONIBLE
très bon état
59,95 EUR
référence : 1018736
Tous les prix incluent la TVA
Rares sont les lignes de chemin de fer qui auront autant fait rêver que la Petite Ceinture de Paris. Simple rocade marchandises établie au milieu du XIXe siècle pour relier entre elles les compagnies exploitant les radiales en étoile autour de Paris, cette voie ferrée se laissera au fil du temps cerner par une urbanisation de plus en plus dense, jusqu’à devenir ce mystérieux couloir ferroviaire se faufilant à travers les pâtés de maisons, disparaissant dans des souterrains puis retrouvant la lumière du jour en passant sur des viaducs au ras des fenêtres des maisons riveraines.

La vocation voyageurs de la Ceinture, affirmée dès les débuts sur la ligne d’Auteuil, et plus tard sur la rive droite, s’éteindra très tôt. dès 1934, des trains à vapeur peu performants, circulant avec de faibles fréquences incompatibles avec un service urbain, ne pouvant rivaliser avec le métropolitain, les trams et les bus qui, à cette époque, arrivaient encore à rouler...

Pourtant, l’intérêt extraordinaire de cette plate-forme ferroviaire à double voie et entièrement en site propre était déjà évident dans les années 30 puisqu’il fut alors question d’un transfert de la Ceinture au métropolitain.

Puis, les projets se succédèrent à intervalles réguliers, mais sans que jamais rien ne sorte de concret, véritable collection d’occasions ratées...

Pendant ce temps, le trafic marchandises s’étiolait : le transit interréseau passait de plus en plus par la Grande Ceinture, tandis que le trafic local disparaissait au rythme des fermetures des débords ou des établissements embranchés.

Cela ne pouvait qu’accélérer le grignotage des emprises, celui-ci ayant même conduit à créer des césures dans la boucle dès l’après-guerre, avec l’aliénation de la section Grenelle-Auteuil, les surfaces libérées étant aussitôt réaffectées au bénéfice exclusif de l'automobile.

La disparition récente du raccordement de Courcelles, l’aliénation de l’antenne Henri-Martin-Auteuil et la transformation en parking de la demi-tranchée Pereire sont venus couronner cette politique à courte vue, à l’évidence peu soucieuse du transport collectif.

A défaut d’une ligne circulaire, c’est donc par petits tronçons que s’opère la réaffectation de la plate-forme de la Ceinture : la ligne C du RER (V.M.I.) et. dans le futur, le tramway dit du Val de Seine, ainsi que la ligne de métro Météor, tandis que la Ceinture rive droite, toujours intacte, va servir encore quelque temps aux échanges interréseaux, mais là aussi le trafic est en baisse constante. Sur cette partie, les chances de voir un jour le retour d’un service voyageurs dépendront de l’attitude de la municipalité parisienne à l'égard de la virulence des riverains de la section Charonne-La Râpée où l’on compte nombre d’ouvrages métalliques et remblais aujourd’hui cernés par les habitations. Une virulence sélective dans la mesure où personne ne songe à remettre en cause la circulation qui a lieu jour et nuit sur les voies routières perpendiculaires, génératrices de nuisances pourtant autrement plus sérieuses.

Quoiqu’il en soit, toutes les opérations immobilières ou d'urbanisme concernant la Ceinture rive droite, telle que celle de Belleville-Villette, réservent les surfaces nécessaires pour l’implantation d’éventuelles stations en cas de réouverture au service voyageurs. Une petite lueur d'espoir...
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