Le premier volume, paru en 1958, contient une étude géographique consacrée au site de la commune d’Uccle, site qui explique certains traits de l’évolution historique et de la situation présente. Il comprend en outre l’histoire du moyen âge et des temps modernes ainsi qu’une analyse du droit d’U ccle.
Dans le présent volume, il y a une série de travaux qui permettent de saisir et d'expliquer la transformation d'un village rural de 2.000 habitants au début du XIX.esiècle en une commune urbaine de 60.000 au milieu du XXe siècle, de 70.000 en I960. L’ensemble des études réunies ici visent à montrer certaines conséquences sociales et socio-biométriques de cette évolution. Il a nécessairement fallu s'en tenir à quelques aspects géographiques, historiques, sociographiques et socio-biométriques.
La présentation dans un même volume d’études fort différentes par la matière traitée et écrites par des auteurs ayant chacun sa formation et ses préoccupations scientifiques peut nuire à l'homogénéité du travail et peut aussi entraîner certaines répétitions.
A y voir de plus près, on trouve cependant des liens multiples entre les diverses parties de la présente monographie.
Nous ne prendrons qu'un seul exemple: celui de la place occupée dans chacune des études par les facteurs géographiques en général et démographiques en particulier.
Dans le premier volume, Mademoiselle Suzanne Petit a étudié exclusivement des faits physiques. Ici elle examine surtout les éléments humains. L’auteur montre leur importance du point de vue de l’évolution du paysage. Il établit comment cette évolution est en rapport étroit avec les changements de la population. «L'aspect d’Uccle, célèbre pour ses horizons champêtres, ses bois, ses collines, a été totalement modifié par l’habitat urbain (...). Dans le paysage ucclois, l’élément géographique essentiel est l’habitat urbain qui menace les dernières exploitations rurales refoulées à l’extrémité Ouest et au centre Sud de la commune. »
L'augmentation de la population d'Uccle est influencée par la transformation de Bruxelles et de son agglomération. Comme dans beaucoup de faubourgs en voie de développement, l’accroissement démographique résulte essentiellement des migrations. Cette particularité a des conséquences sociales importantes. Elle explique aussi certains traits de l’histoire politique locale. Cette conclusion se dégage nettement des contributions fort importantes consacrées à l’histoire et aux résultats de l'enquête sociographique.

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