Les Binchois sont, à juste titre, fervents défenseurs des règles sacrosaintes qui président à l’organisation et au déroulement de leur Carnaval, ressenti par eux comme une célébration liturgique.
Naturellement accueillants aux étrangers, ils sont cependant plus réservés quand des non-Binchois viennent s’intéresser de trop près à leurs Gilles et à ce qui les entoure.
Ils ont raison.
Raison de fuir le sensationnel. Raison de redouter les récupérations. Raison d’échapper aux tentations du commercial. Cette attitude est la meilleure garante de leur authenticité.
Il arrive cependant que quelqu’un «venu d’ailleurs» ait le cœur assez pur et l’intuition assez fine pour pénétrer l’essence même de ce qui constitue la magie de leur rituel rythmique du renouveau.
A ce moment, loin d’être abîmé, le Carnaval binchois acquiert un complément de richesse grâce à la qualité d’un regard neuf où la curiosité a tôt fait place à l’amour et à la perception du cœur.
Ce fut autrefois le cas d’un Paul Collaer ou d’un Joseph Delmelle dont les approches du phénomène binchois ont orné le livre d’heures de notre chère cité carnavalesque de bien belles enluminures.
C’est aujourd’hui le cas de Jacques Huynen et d’Albert de Villeroux dont je me plais à préfacer l’ouvrage commun.

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