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Les charbonnages du Pays Noir en cartes postales anciennes
Broché / 104 pages / édition de 1996
langue(s) : français
dimensions : 142 (h) x 205 (l) x 6 (ép) mm
poids : 170 grammes
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A notre connaissance, il n’existait pas encore d’albums de cartes postales anciennes sur les charbonnages du pays de Charleroi, aussi, l’Asbl de la Vie régionale à Cerfontaine a cru bon de combler ce vide.

Notre but n’est pas de retracer l’histoire douloureuse et héroïque de ces travailleurs du fond qui ont créé la richesse du Pays Noir ni de publier une série complète des vues des charbonnages du bassin; nous puisons tout simplement dans une collection privée patiemment réunie au fil des ans, celle de M. Jean-Pol Barthélemi qui a bien voulu partager ses richesses.

Nous avons essayé de donner quelques explications sur les vues présentées; d’autres, plus habilités, auraient pu le faire avec plus de brio mais notre but est tout simplement de garder le souvenir des nombreux sièges qui ont surgi dans tous les coins de la région de Charleroi, sans oublier les ouvriers et les ouvrières qui ont peiné leur vie durant dans ces installations.
***

Le Pays Noir, le nôtre — car nos voisins les Français du Nord, en ont un également — a produit toutes les qualités de charbon et cela, depuis six ou sept siècles.

La première mention semble dater du 25 février 1269 où l’on voit que l’abbé et les religieux d’Aulne vendent à l’abbaye de Soleilmont 8 bonniers de terre à Damremi et Chamoy avec les

houillères, qui leur avaient été donnés par R. de Balâtre, prêtre. Mais c’est surtout depuis l’indépendance de notre pays que l’extraction de la houille s’est notablement développée : de 3 millions de tonnes en 1838, la production se montait à 30 millions de tonnes en 1937.
Au début du siècle, le bassin houiller de Charleroi était partagé en 31 concessions (Sociétés anonymes des Houillères, n° 1 & 16, ou, la plupart du temps, des Charbonnages; une est franco-belge, n° 6) :

Anderlues, Fontaine-l’Évêque, Courcelles-Nord, Nord de Charleroi, Monceau-Fontaine, Forte-Taille, Grand-Conty & Spinois, Centre de Jumet, Amercoeur à Jumet, Monceau-Bayemont & Chauw-à-Roc, Sacré-Madame, Marcinelle-Nord, Bois du Casier, Masse-Diarbois, Charbonnages réunis (Mambourg), Houillères-Unies du bassin de Charleroi, Grand-Mambourg-Sablon-nière (dite Pays de Liège), Poirier, Noël-Sart-Culpart, Trieu-Kaisin, Boubier, Nord de Gilly, Bois communal de Fleurus, Gouffre, Carabinier & Pont-de-Loup Sud, Ormont, Petit Try, Bonne-Espérance, Roton-Farciennes & Oignies-Aiseau, Aiseau-Presles, Elisabeth à Auvelais.

Les quatre premières concessions faisaient partie du 3e arrondissement des Mines; les n° 5 à 15 du 4e et les autres du 5e.

Une situation au 1er janvier 1934 mentionne trois sites de la concession n° 16 des Houillères-Unies : Appaumée-Ransart, Centre de Gilly et Masse-Saint-François.

Il est clair d’autre part qu’il y a des regroupements : ainsi, Marcinelle-Nord (n° 12 ci-dessus) fusionne avec Monceau-Fontaine( n° 5) en 1930 et le Nord de Charleroi ( n° 4) est repris après la 2e guerre, également par la même société; on creuse de nouveaux puits et... on en ferme.

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On ne peut parler des charbonnages sans évoquer les catastrophes qui marquent leur histoire.

Tout le monde a en mémoire le dévouement d’Hubert Goffin qui, en 1812, parvint à sauver 72 mineurs dans la mine inondée de Beaujonc à Liège et qui reçut la Légion d’Honneur des mains de Napoléon. Mais que de drames au fil des ans; sans parler de la catastrophe de 1906 à Courrières (Fr) qui fit 1.099 morts, signalons e.a. à Frameries 111 tués en 1875 et 121 quatre ans plus tard, tandis qu’à Marcinelle le 8 août 1956, il y eut 262 victimes parmi lesquelles 136 Italiens. Mais cette année-là, la Wallonie devait encore déplorer 112 autres tués... De 1939 à 1960, on a recensé 3.328 tués par la mine.

On comprendra aisément — même si c’est devenu du passé, de l’histoire — les efforts des mineurs, des syndicats, et d’autres, pour améliorer les conditions de travail vraiment inhumaines des hommes, des femmes et des enfants qui descendaient dans la fosse... Une année entre autres, 1886, est marquée dans le Pays Noir par le souvenir de grèves sévères dans la venerie et 1a sidérurgie mais aussi dans les charbonnages, mais surtout par les victimes de la répression...

Nous l’avons dit, notre album — qui se veut aussi un hommage à ces travailleurs courageux et anonymes qu’étaient les mineurs et autres hiercheuses — se contentera de présenter cent cartes postales anciennes qui rappelleront les heures de gloire des charbonnages du Pays Noir.
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