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Souvenirs de Jambes en cartes postales anciennes
Cartonné / 120 pages / édition de 1998
langue(s) : français
éditeur : Studio Real Print
dimensions : 226 (h) x 225 (l) x 13 (ép) mm
poids : 635 grammes
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Daniel Franquien est né à Jambes, en bord de Meuse, comme après lui Luc, son frère, et comme Martine, sa cadette. Il y a vécu sept années durant, jusqu’à Vâge de raison, avant de suivre sa famille à Bruxelles. Mais Daniel est souvent revenu dans sa petite patrie. Souvent il a séjourné, au temps de son enfance et de son adolescence, dans la petite maison de l’avenue de la Citadelle, occupée par Jean, le père de son père, qui fut traceur chez «Finet», à l’époque de la construction du pont des Ardennes-, séjourné aussi chez René Degueldre et Germaine Procès, ses grands-parents maternels, qui exploitaient une boucherie avenue des Acacias, en face de l’ancien ballodrome.

De tout ce temps passé là-bas, il a gardé des souvenirs ineffables, tendrement cultivés par la mémoire du coeur. Daniel m’a raconté la magie de ces soirs d’avant Noël où lentement il se rendait à la Messe de Minuit, la main blottie dans celle de Jean, laissant la trace de ses pas dans la neige. Il m’a dit le fier plaisir qu’il éprouvait à accompagner le vieil homme jusqu’à la ville voisine, jusqu’au marché de la place & Armes, où grand-père s’approvisionnait en cigares. L’enfant et l’adulte faisaient la course à pied, non pour économiser le prix de l’autobus, mais parce que c’était pour Jean, délégué syndical dans son entreprise, l’occasion de rencontrer et de bavarder un moment avec chacun d’eux. Daniel m’a parlé des parties de balle-pelote, de la menue monnaie qu’il recevait de l’oncle Pierre, Pierre Degueldre, lorsque il ramenait une balle perdue; parlé aussi du léger vertige que, gamin, il ressentait en allant marauder dans le verger des Pères Oblats; parlé encore de fameuses parties de pêche à l’ablette, sur le rivage de Meuse, devant la masse imposante de la citadelle, le seul visage de Namur qu’il connaissait alors vraiment bien et le laissait tout rêveur.

Après avoir consacré trois recueils de vues à la cité tapie de l’autre côté du fleuve, Daniel Franquien évoque enfin Jambes. Il l’évoque, après avoir, longtemps, hésité à le faire. De l’ancienne commune, en effet, les cartes postales illustrées — son matériau de prédilection — disent peu de choses. Elles sont peu nombreuses et relativement peu variées, le Lecteur pourra en juger par lui-même. Mais pour l’Auteur, le moment est enfin venu de commémorer le lieu de naissance et de rendre hommage à son père, Roger Franquien (1925-1991). C’était une figure connue dans Jambes. Entré comme volontaire dans le corps local des pompiers, il suivit bientôt une formation spécifique et termina sa carrière avec le grade de lieutenant. Il exploitait aussi une petite entreprise de taille de pierres et de marbres, montagne Sainte-Barbe, en face du cimetière.

Fidèle à sa façon de faire, Daniel Franquien évoque tout cela en images. Des images qu’il a accompagnées, cette fois, de petits commentaires. Sans prétention, dans le seul but d’exprimer sa tendresse pour sa proche famille et pour cette vaste plaine qu’enserre amoureusement le grand fleuve.
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