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Chevaux et cavaliers de la 2e Guerre mondiale
Relié / 294 pages / édition de 1986
langue(s) : français
éditeur : Maloine
ISBN : 2224011784
EAN : 9782224011789
dimensions : 267 (h) x 193 (l) x 27 (ép) mm
poids : 1050 grammes
DISPONIBLE
très bon état
14,95 EUR
référence : 1017070
Tous les prix incluent la TVA
Parmi les innombrables publications dans toutes les langues sur la Deuxième Guerre mondiale il y a une lacune. L’homme a oublié le cheval, son meilleur ami. Toutefois on sera déçu si l’on s’attend à trouver ici une suite d’histoires larmoyantes. Cet ouvrage n’a rien à voir avec ce genre de récits. Comme le titre l’indique, Chevaux et Cavaliers de la Deuxième Guerre mondiale est un livre sur la guerre, la guerre à cheval, qui traite des batailles où furent engagées les forces montées des différentes nations belligérantes, le premier livre, au reste, qui fut jamais écrit là-dessus, bien qu’une génération depuis lors ait déjà passé. Puisse cela donner une idée des difficultés immenses avec lesquelles j’ai été confronté. L’image est cependant plus forte que n’importe quel texte, pas seulement à cause de sa rareté ; chacune des photos en dit plus long sur l’ami cheval que mille paroles.

« C’était avant tout un compagnon fidèle ; même blessé ou à demi-mort de faim, il n’abandonnait jamais son service jusqu’à ce qu’il ne puisse plus faire un pas », constatait le major anglais Tylden. L’ami cheval, chez nos alliés ou chez l’ennemi, dans l’hiver glacial ou sous la canicule, remplissait son devoir avec constance et bonne humeur, sur les dures pistes en béton comme sur le pavé inégal, dans les chemins défoncés ou dans la boue jusqu’aux genoux, manquant souvent de fourrage, rarement abrité convenablement, toujours exposé aux coups de l’ennemi. Créature silencieuse toujours présente dans l’action, seuls ses grands yeux exprimaient parfois une souffrance indicible.

Cet animal que la nature a doué d’un sens de l’orientation toujours inexpliqué s’est trouvé livré sans défense aux techniques de la guerre moderne et mourut en masse sous la main des hommes qu’il servait. Jamais durant sa longue histoire on ne l’exploita autant. On l’employa contre les chars et l’on mena par régiments entiers des charges, malgré le feu nourri des mitrailleuses et des canons. Il était le premier touché, presque toujours sans protection ni refuge quand il se trouvait attelé à une batterie ou à un fourgon. Dans les rigueurs de l’hiver russe, souvent par - 50°, les chevaux restaient dehors près des chaumières à manger les bardeaux vermoulus ou de la paille pourrie. Presque deux fois plus nombreux qu’au cours de la Première Guerre mondiale, 2 750 000 chevaux, y compris les mulets, partirent en guerre pour le Führer et la patrie. Fidèle à ses traditions, l’Armée Rouge envoya au moins 3 500 000 chevaux au combat. Combien d’entre eux survécurent à la tourmente ? Nous ne le saurons jamais. Ce n’est pas seulement pour les hommes que la Deuxième Guerre mondiale fut tragique. Le massacre des chevaux dura de la première heure à la fin des hostilités. Chaque jour, 800 chevaux en moyenne mouraient pour le Reich. Quiconque a participé à cette guerre garde dans sa mémoire l’image de tous ces cadavres d’équidés jonchant le bord des routes. Environ 52 000 chevaux moururent avec leurs compagnons humains dans l’enfer de Stalingrad. Chaque retour de la boue ou de l’hiver russe semait la mort parmi nos amis les chevaux. Et cependant la tragédie de Crimée l’emporte par-dessus tout. Lorsqu’au printemps 44 la 17e Armée allemande enfermée dans la presqu’île reçut enfin l’ordre d’évacuer, cet ordre signifia du même coup la mort pour les chevaux qu’on ne pouvait ni transporter ni abandonner aux Soviétiques. Tous les chevaux de l’armée furent par dizaines de mille alignés au sommet des falaises, puis abattus et précipités dans les flots.

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