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Le voyage à Constantinople : L'Orient-Express
par Collectif
« Catalogue d'exposition »
Broché / 198 pages / édition de 1997
langue(s) : français
dimensions : 295 (h) x 245 (l) x 18 (ép) mm
poids : 1350 grammes
DISPONIBLE
très bon état
44,95 EUR
référence : 1017067
Tous les prix incluent la TVA
Au milieu du siècle dernier, l’intérêt des Occidentaux pour Constantinople se trouva ravivé par l’état de déliquescence dans lequel était tombé l’Empire ottoman. «Homme malade de l’Europe», selon la formule du tsar Nicolas Ier, l’empire d’Abdul-Hamid excita la verve des publicistes, redonnant, à son corps défendant, une n'ou-velle jeunesse aux «turqueries» tant prisées au cours des siècles précédents. Le gigantesque empire n’était plus que l’ombre de celui qui avait fait trembler l’Europe entière: ébranlé par les poussées nationalistes de ses provinces, depuis l’Égypte jusqu’au Danube, confronté à des réformes qui mettaient à mal une inertie séculaire et ruiné par les fastes d’un Sultan passant pour le Louis XV oriental, il dut se résoudre à ne survivre désormais que grâce au bon vouloir des puissances occidentales. Dans certaine presse et littérature occidentales, l’empire fut alors réduit à un catalogue de clichés faciles, anachroniques, désuets ou cruels, qui témoignaient, souvent inconsciemment, d’un rêve occidental du «mystère oriental». Ces stéréotypes ne furent sans doute pas étrangers à la réactivation de l’attirance des Occidentaux pour Constantinople. L’époque était propice. Elle voyait se développer la mode nouvelle du «périple bourgeois», cette quête du pittoresque romanesque, cette avidité nouvelle à goûter «au virus de l’essence, qui est au fond de toute mythologie bourgeoise»1. Constantinople devint donc une destination de choix, sinon «la» destination, en même temps que la vapeur révolutionnait spectaculairement les déplacements en Méditerranée. Elle s’ouvrait au «touriste» des temps modernes. Non plus tant l’écrivain aristocrate comme Lamartine ou Byron, qui s’y étaient rendus avec toute une bibliothèque; mais bien un Dupont ou un Smith, désormais chaperonnés par un auxiliaire unique: «le» guide touristique - une nouveauté concoctée par MM. Isambert et Joanne et M. Murray - synthèse livresque de ce qui devait être absolument vu, afin d’optimiser sur place l’usage du temps!

C’est dans ce climat que se situa, en avril 1860, le voyage du jeune duc de Brabant à Constantinople. Léopold était le fils aîné d’un roi régnant sur un petit pays à peine adulte. Le but avoué de son périple était touristique et pédagogique: les voyages forment la jeunesse et celui-ci ne dérogea pas à la règle. Mais il fut, discrètement, tout autant stratégique, comme l’a confirmé une étude récente: il s’agissait d’étudier comment positionner la petite Belgique en Méditerranée, où l’écroulement de l’Empire ottoman suscitait les convoitises des puissances européennes3. L’affaire resta sans suite, pour la Belgique s’entend. Cependant, le jeune prince avait énormément appris. Devenu Léopold II peu après, il allait [...]
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