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Verviers 1940 : Contribution à l'étude d'une ville et d'une région au début de l'occupation allemande
Broché / 322 pages / édition de 1980
langue(s) : français
collection : Histoire Pro Civitate
numéro : 60
dimensions : 240 (h) x 158 (l) x 20 (ép) mm
poids : 595 grammes
DISPONIBLE
très bon état
13,95 EUR
référence : 1016964
Tous les prix incluent la TVA
Actuellement, les monographies belges d’histoire locale de la Seconde Guerre mondiale sont rares. Tout reste à faire, tout reste à défricher, malgré la richesse et l’intérêt de cette voie d’approche.

L’histoire locale «colle à la vie», basée qu’elle est sur les archives de collectivités à taille humaine, sur les souvenirs de témoins et d’acteurs entre qui existe tout un réseau de relations. Elle permet ainsi de saisir la complexité des situations concrètes, de souligner les contradictions d’une époque, de déterminer précisément qui détient la réalité du pouvoir et quels sont les problèmes rencontrés quotidiennement par l’homme de la rue.

Ceci implique une conséquence, aisément perceptible à la lecture de cette étude: l’absence de lignes directrices en 1940, cette complexité et ces contradictions dont la perception est un des avantages de l’histoire locale amènent à traiter les événements point par point plutôt qu’en un récit rigoureusement chronologique.

Deux travaux que j’avais réalisés précédemment2 m’ont donné l’envie d’aborder l’année 1940 de manière systématique. Dans ce but, j’ai exploité de nombreux témoignages recueillis au cours de plusieurs années de recherches sur la Seconde Guerre mondiale dans la région verviétoise. Des archives privées, celles de la Ville de Verviers, celles du Centre de Recherches et d’Études historiques de la Seconde Guerre mondiale m’ont fourni une documentation abondante qui, dans la plupart des cas, n’avait jamais été exploitée jusqu’ici à propos de Verviers.

Un de mes soucis constants a été d’utiliser le plus souvent possible les sources allemandes, qui permettent d’appréhender les faits sous un jour inédit.

Les limites de temps de cette monographie sont claires : de la « drôle de guerre » — que je ne pouvais passer sous silence dans une explication de la première année de guerre — jusqu’au 31 décembre 1940.

Les limites géographiques, par contre, sont floues et mouvantes. Tantôt on se borne à examiner le cas de la ville de Verviers, tantôt on parle de l’agglomération, tantôt même d’une aire d’influence beaucoup plus vaste. Cette apparente fantaisie tient aux sources, parfois riches et abondantes, parfois très pauvres.

Bien des domaines ont dû être sacrifiés faute de documentation, tandis que d’autres, à propos desquels les renseignements foisonnent, ont été développés longuement, peut-être même trop longuement par rapport à leur importance réelle dans un cadre général.

Les lacunes sont évidentes et j’en suis conscient: la vie culturelle, la vie religieuse, la vie syndicale, les loisirs, le sort de la jeunesse, l’enseignement par exemple sont autant de points qui n’ont pas reçu ici une place suffisante. Je n’invoquerai à ma décharge que la rareté des archives à leur sujet.

Mon souhait est que, malgré ses imperfections, ce travail contribue à faire apprécier toute l’importance de l’histoire locale dans le cadre de l’étude de la Seconde Guerre mondiale en Belgique.
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