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Le D'ju d'là : Promenade dans l'ancien quartier d'Outremeuse
Broché / 142 pages / édition de 1986
langue(s) : français
éditeur : A compte d'auteur
dimensions : 265 (h) x 206 (l) x 12 (ép) mm
poids : 535 grammes
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Léopold Rémont (1) naquit le 11 juin 1867 au n° 1 de la rue Grétry. Cette artère, la première tirée au cordeau à travers la campagne du Longdoz, ressemblait à une longue griffure sur le visage rustique de la rive droite. Appréciée par Gobert comme "le premier travail public considérable exécuté au XIXème siècle" au delà de la Meuse, sa réalisation et l'ouverture du pont de la Boverie devaient entraîner la transformation rapide du vieux quartier de Djus-d'la.

1867. . . Le quai de l'industrie venait à peine d'effacer l'île Franck "dont une partie des arbres trempaient dans l'onde leurs branches touffues" (2). Maisons de maître et hôtels particuliers s'y élevaient en ordre dispersé, offrant un sursis à d'importants pans de verdure. La Tour en Bêche ne s'avançait plus dans les eaux tumultueuses de la Meuse mais elle se dressait encore dans toutes les mémoires. La voie qui conserve toujours son nom, n'était qu'un large sentier.

Dans ce quartier en mutation, le jeune Rémont sera moitié rat des villes et moitié rat des champs. Simenon, qui connut l'urbanisation des P ré s-Saint-Denis et la mort lente des terrains d'aventure de Coronmeuse, se' reconnaît à demi lapin de garenne, à demi lapin de choux . . .

Fils d'architecte(3), petit-fils d'architecte(4), neveu d'architectes(5), Léopold est en première ligne quand la fièvre de la construction s'empare de l'ancien chef-lieu du département de l'Ourthe. Il a du fil à plomb dans la cervelle mais le coeur a aussi ses raisons, ses élans qui le portent à battre pour les pierres chargées d'histoire ou de pittoresque.

De formation, sinon par atavisme, Léopold Rémont sera l'homme de la mesure, de l'équilibre. Dans son "Dju d'là"(6) qu'il évoque en parfait connaisseur, ce rat des villes/rat des champs garde le juste milieu entre l'idéalisation lyrique de Joseph Vrindts, le prince des poètes wallons, et le constat naturaliste de Dieudonné Salme. En savourant sa "promenade documentée", je sens quelle complicité devait unir notre flâneur de la rive droite et son oncle Charles, architecte doublé d'un dessinateur de talent, dont la sûreté de trait et la probité de témoin n'excluaient pas l'émotion.
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