L'exposition - Quand la pierre se fait précieuse - est le résultat d'une collaboration fructueuse entre deux Établissements scientifiques fédéraux : le Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren et les Musées royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles.
Le projet qui en est le résultat est né des nombreux contacts entre les géologues et minéralogistes du Musée de Tervuren avec leurs collègues russes, notamment en Sibérie. Le Département de Géologie et de Minéralogie du Musée royal de l'Afrique centrale effectue depuis plusieurs années avec succès des recherches scientifiques en collaboration avec la Branche sibérienne de l'Académie des Sciences de Russie à Novosibirsk. Depuis la capitale de la Sibérie des travaux de terrain s'effectuent principalement au Lac Baïkal et dans l'Altaï. Les Musées royaux d'Art et d'Histoire y sont également actifs scientifiquement dans le domaine de l'archéologie. C'est ainsi qu'a été conclu un accord de collaboration avec l'Université d'Irkutsk pour entreprendre des fouilles à Malta, le site préhistorique le plus renommé de Sibérie. Ces contacts avec ces régions éloignées ne sont évidemment devenus possibles que lorsque la Russie s'est ouverte à une collaboration plus étroite avec l'Ouest.
Parallèlement à l'échange mutuel de chercheurs entre les deux pays, l'idée a pris naissance d'organiser des expositions temporaires, principalement à Bruxelles, présentant des objets qui n'avaient jamais quitté la Sibérie. L'exceptionnelle collection de minéraux conservés par l'Académie des Sciences à Novosibirsk ne pouvait échapper à l'attention. À l'origine cette exposition était prévue au Musée royal de l'Afrique centrale, mais progressivement il est apparu opportun d'y ajouter les pierres travaillées. Les Musées royaux d'Art et d'Histoire possèdent en effet d'importantes collections d'objets et de bijoux qui renferment des minéraux, des pierres précieuses et fines. Il était par conséquent tout indiqué d'organiser l'exposition au Parc du Cinquantenaire. Ainsi pouvait être présentée une vue plus complète du monde des minéraux : pierres précieuses sous leur forme naturelle et telles que l'homme les a façonnées. Les exemples des pierres naturelles sont principalement en provenance de Sibérie, les pierres travaillées présentées à l’exposition proviennent de toutes les parties du monde.
Outre les pierres naturelles et travaillées, l'exposition présente aussi des pierres précieuses synthétiques. Celles-ci proviennent des laboratoires hautement spécialisés, renommés dans le monde entier, de l'institut géologique de l'Académie à Novosibirsk. Pour la première fois au monde des exemplaires de diamant synthétique jaune et rouge sont exposés.
L'exposition qui a ainsi été réalisée constitue un bel exemple de la collaboration entre deux établissements qui se complètent parfaitement. Les géologues, minéralogistes et gemmologues de Tervuren et les archéologues et historiens de l'art de Bruxelles ont réalisé ensemble une exposition intéressante du point de vue scientifique et d'un haut niveau esthétique.
Il reste finalement à signaler qu'il s'agit de la première exposition qui se tient dans une salle totalement rénovée du Musée de Cinquantenaire, cette salle étant dorénavant réservée pour des Expositions temporaires. Les efforts seront poursuivis pour y montrer des collections en provenance de Russie. Entre-temps ce nouvel espace sera utilisé en tant que Salle aux trésors du Parc du Cinquantenaire.

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