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Des administrations et des hommes dans la tourmente : Liège 1940-1945
Broché / 246 pages / édition de 1987
langue(s) : français
ISBN : 2871930414
EAN : 9782871930419
dimensions : 240 (h) x 160 (l) x 17 (ép) mm
poids : 500 grammes
DISPONIBLE
très bon état
17,95 EUR
référence : 1015996
Tous les prix incluent la TVA
LES BELGES SE PREPARENT A UNE CERTAINE GUERRE PENDANT QUE LES ALLEMANDS PREPARENT, EUX, LA PROCHAINE

L’Armistice du 11 novembre 1918 donne un très court répit aux hommes politiques, aux chefs militaires, aux responsables de l’administration mais aussi à tous les Belges.

Toute notre jeunesse a été imprégnée de 14-18; nous en avons été nourris, sevrés.

Des dizaines de fois, j’ai entendu mon père décrire les premiers Allemands qu’il avait vus, rencontrés dans les premiers jours de la guerre “a’1 creuh” 1: des uhlans de la mort, le shako frappé d’une tête de mort avec tibias entrecroisés, sinistre préfiguration, déjà!

Tous les récits regorgeaient de soldats vert-de-gris, coiffés de casques à pointe.

Lorsque, accompagnant mon père, je pénétrais — en visiteur exceptionnel et privilégié — dans la salle du Conseil communal de Hollogne-aux-Pierres en même temps salle des mariages, à des moments non prévus pour séances ou cérémonies, j’étais, à chaque coup, vivement impressionné par la vérité de l’énorme peinture prenant tout un pan de mur, représentant deux de nos concitoyens dans une mare de sang, fusillés par les Allemands en août 1914, un troisième, l’auteur du tableau, menacé de subir le même sort; la scène tragique s’était déroulée “a l’vî cinse” 2, au lieu-dit Auli-champs.

Lorsque d’aventure je me plaignais de la qualité ou de la quantité du repas qui m’avait été préparé, un mot redoutable revenait systématiquement sur les lèvres de ma grand-mère: “rutabagas”; je n’en ai jamais mangé, j’ai failli écrire goûter, mais le plat de rutabagas m’était devenu familier et comme synonyme de la pire des souffrances et des déchéances.

Mon grand-père rappelait volontiers les termes de l’ordonnance allemande faisant obligation à tous de laisser la porte à rue ouverte avec un éclairage dans la première pièce pour permettre aux soldats allemands d’y pénétrer et de s’y réfugier.
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