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1914-1918 La Grande Guerre Vécue - Racontée - Illustrée par les Combattants, 2 volumes
Relié / 776 pages / édition de 1922
langue(s) : français
dimensions : 318 (h) x 255 (l) x 75 (ép) mm
poids : 5405 grammes
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Nous avons voulu que cette Histoire. de La Grande Guerre fût, avant tout, l'Histoire du Poilu de France, de 1914 à 1919. Nous avons voulu, par un contrôle rigoureux, que tous les faits tragiques fûssent exactement narrés. Nous avons voulu que chaque combattant retrouvât, en feuilletant ces pages, la bataille à laquelle il prit part, le secteur qu’il sut garder malgré la boue, malgré l’asphyxie, malgré la mitraille. Et que ce soit sur le front de France ou sur le front de mer, que ce soit aux Dardanelles, à Salonique, au Cameroun ou en Tunisie, tous, fantassins, artilleurs, cavaliers, sapeurs, aviateurs, brancardiers, tous pourront se dire, en relisant maint chapitre de ce livre : « — Je patrouillais à cette minute même dans le « pays qui n’est à personne », « ici mon sang a coulé, là j’ai dû reculer la rage au cœur, là j’ai bondi vers « la Victoire, et là j’ai laissé pour toujours les meilleurs d’entre mes frères, « injustement frappés. »

Car il restera, le Poilu de France, comme le symbole de la fraternité la plus pure. Et, dans les heures troubles qui suivent fatalement tous les cataclysmes, au long des journées trop grises où les âmes alourdies laissent choir leurs ailes, nous ne l’évoquons pas sans une émotion poignante, le sublime forçat des trous de la Somme ou des cratères de Verdun, qui, de sa voix calme, un peu rauque, ne cessait de nous dire, sans baisser les paupières : — « Sûr, c’est long, bien trop long! Mais faut pas s’en faire : on s’en tirera ençore comme on s’en est toujours tiré ! »

Il ne se serait pas permis de douter des destinées de la France, l’homme de la grande misère des tranchées. Il y avait bien les cantonnements de l’arrière où la fatigue dictait parfois d’amères paroles. Il y avait bien des passages « d’embusqués » qui ravivaient des colères ou le douloureux souvenir d’injustices imméritées. Il y avait bien le « pinard », l’évocation hallucinante du foyer trop lointain, les lettres qui arrivaient mal, et celles qui arrivaient trop vite, quand une mauvaise nouvelle eût dû les alourdir... Il y avait la manœuvre, l’astiquage, les corvées... Mais toujours, au-dessus des angoisses et des rancœurs individuelles, il y avait le mot drôle qui fusait sur l’escouade, et le bon rire des braves gens et des braves qui desserrait les lèvres crispées.
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