Ma carrière de machiniste à la SNCB a été partagée en deux parties. Je suis de ceux qui ont débuté à la vapeur, ce qui a occupé un tiers de ma vie professionnelle, les deux autres tiers étant consacrés à la traction diesel. Bien que j’en possède la théorie de base, je n’ai pas pratiqué la traction électrique.
Cette première partie de ma vie professionnelle, j’en ai rendu compte dans le livre « J’étais machiniste », publié en 1994 par le GTF asbl. Il y eut ensuite « Le chauffeur de locomotive ».
C’est au même éditeur qu’est confié le travail qui suit et qui relate la partie « autorails » de la suite de ma carrière de machiniste, faisant fonction de conducteur diesel. Je n’ai été en effet régularisé « conducteur » qu’en 1957, après avoir subi un examen pour la forme. La théorie sur les moteurs à combustion interne, je l’avais acquise bien plus tôt. Cet examen ne fut pour moi qu’une formalité, ceci dit sans forfanterie...
Parce que je suis un des derniers survivants de cette période héroïque - pour la remise d’Haine-Saint-Pierre, les dix doigts suffisent pour compter les ancêtres qui ont conduit les autorails -, parce que ce travail n’a jamais été entrepris par personne, pour qu’il reste au moins une trace écrite, je cède aux demandes qui m’ont été faites à plusieurs reprises. Les pages qui suivent, qui, je m’empresse de le préciser, ne sont pas une « bible », ont le mérite, à mes yeux, de rendre compte aussi fidèlement que possible de ce que furent le matériel et la vie de ceux qui les conduisaient.
Je prie le lecteur de m’accorder toute son indulgence si, par hasard, il découvre quelque erreur ou omission. Personne n’est infaillible. Et toutes mes excuses à ceux qui n’aiment pas mon franc-parler, car. pour moi, un chat est un chat ; par conséquent, je l’appelle « chat », pas « minime » ou « poupousse ». Et tant pis pour ceux qui n’apprécient pas...

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