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Histoire illustrée du cirque à Bruxelles
par Jean-Léo
« Saltimbanques et gens du voyage depuis le dix-septième siècle »
Broché / 104 pages / édition de 1998
langue(s) : français
collection : Dossiers
numéro : 19
dimensions : 296 (h) x 210 (l) x 8 (ép) mm
poids : 475 grammes
DISPONIBLE
comme neuf
39,95 EUR
référence : 1015174
Tous les prix incluent la TVA
Quand un circophile entreprend de se constituer une bibliothèque, il lui est assez facile de trouver l’Histoire du Cirque Français, du Cirque Italien, du Cirque Américain, du Cirque Anglais et celle des artistes qui ont sillonné l’Europe pour installer leur piste à Saint-Petersbourg, à Vienne, ou en Extrême-Orient. Curieusement, à part un chapitre d’une dizaine de pages consacrées il y a vingt ans aux «Cirques du Benelux», la Belgique et ses cirques semblent avoir été oubliés, alors qu’il est bien difficile de trouver un Français qui ne connaît pas le Cirque Royal de Bruxelles, les De Jonghe, les Semay, les Demuynck.

Heureusement, un Belge lettré et plein d’humour, qui a consacré trente ans à rechercher pour les autres les gravures et les livres les plus rares, qui sait découvrir ce que tant de documentalistes ont eu la flemme de chercher, a eu la bonne idée de s’enfermer pendant des semaines et des mois aux Archives Générales, dans les bibliothèques du pays, entre autres lieux ou collections visités, et de proposer enfin!, une Histoire du Cirque à Bruxelles.

Qui donc savait qu’Astley s’était arrêté à Bruxelles en 1787, que la cathédrale Sainte-Gudule avait failli devenir un cirque et que Barnum, venant de Paris, avait dû «amadouer les douaniers» pour ne pas payer de taxes sur le carrosse et les poneys deTom Pouce?

Jean-Léo a fait un travail considérable, retrouvant les traces de salles disparues, reconstituant les programmes de ces lieux, sortant de l’oubli Atar Gull, Lord Byron, Blanche ou Jupiter, chevaux de haute-école célèbres au igème siècle; le funambule Pierre Cossard, l’hercule Apollon, et le joueur de «mattauphone» que les Sipolo auraient été heureux de rencontrer!

En une centaine de pages, ce nouvel historien amoureux des images autant que des textes, fait revivre plus de deux cents ans de spectacles à Bruxelles et ses faubourgs, car, outre le passage des cirques les plus divers, célèbres ou éphémères, il a découvert des centaines d’artistes et de saltimbanques qui ont diverti le public bruxellois depuis le milieu du i7ème siècle: montreurs de marionnettes et d’ombres chinoises, montreurs de bêtes, physiciens, magiciens, artistes orichalciens (!), présentateurs de monstres, de phénomènes, montreurs de figures de cire, et même un travesti, Miss Ella, écuyère au Cirque Oriental de Louis Soullier. Comment résister au plaisir de citer Zanini, le vénitien «équilibriste philarmonique», Marocco, le cheval écossais incarnation du diable, l’aéronaute-prestidigitateur-ventriloque Fondard.

Jean-Léo n’en oublie pas pour autant tous les cirques célèbres accueillis à Bruxelles: Astley, Franconi, Barnum, Wulff, Rancy, Althoff, Busch, Myers, Loisset, Gleich, Sarrasani, Beketov, Bouglione, Sidoli; ni les cirques belges de De Jonghe, Semay, Simon, Demuynck, Libot, Minnaert ou Saratos. Il connaît en détail l’Eden Théâtre aussi bien que le Cirque Royal, des écuries au prix des places et donne des détails sordides et inédits sur l’incendie de la Ménagerie Bostock en 1910, sans oublier le passage de Joséphine Baker et la Revue Nègre, ni le faux «Wild West» de 1958.

Cet ouvrage est beaucoup plus qu'une liste de noms, et les établissements bruxellois furent nombreux et changèrent souvent de raison sociale; Jean-Léo connaît admirablement et aime sa ville: avec lui vous découvrirez des rues disparues aux noms évocateurs, des cafés aux enseignes honorées depuis cent ans et plus et où revivent les attractions les plus étonnantes, et même le champ de bataille de Waterloo avec Barnum et le père deTom Pouce, «levés à quatre heures du matin».

* Quelle fabuleuse promenade à travers le temps, la ville, les noms célèbres, les attractions les plus diverses. Cette étude minutieuse est un éblouissant hommage, un Gotha bruxellois qui est un Gotha international, illustré de surcroit de nombreux documents inconnus ou inédits à rendre malade les vrais collectionneurs.

On savait bien, Jean-Léo, de catalogue en catalogue, que vous apporteriez un jour votre pierre à l’histoire du spectacle, et celle-ci est un beau et riche document, à travers les nuages de fumée de cette pipe que vous aimez tant. Pour un «petit premier), c’est un beau et grand chapiteau avec sa parade, ses cuivres triomphants, ses gradins combles, ses écuries odorantes...

Pas de contrecarre: vous affichez «complet».
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