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Galeries Saint-Hubert : Histoire et restauration
Reliure par anneaux / 184 pages / édition de 1998
langue(s) : français
dimensions : 326 (h) x 265 (l) x 27 (ép) mm
poids : 1660 grammes
DISPONIBLE
très bon état
avec plans dépliants - sous carton d'édition
44,95 EUR
référence : 1014899
Tous les prix incluent la TVA
Qui entre dans les Galeries Saint-Hubert pénètre dans un espace autre, séparé du trafic affairé de la ville, mais accueillant à la promenade, à la flânerie, à une certaine libération de la présence, de l’être là. Dès le franchissement du vestibule à colonnes, plus sombre et plus bas, comprimé comme un sas, le visiteur est saisi par la dilatation de l’espace de la galerie, longue salle de détente, rue qui n’est pas une rue, ouverte à la lumière mais protégée de la pluie par le réseau léger et filtrant de la verrière.

Cette altérité du lieu, qui réunit des commerces choisis, des appartements, des cafés ou restaurants et des théâtres, s’anime d’une vie propre qui, quoique soustraite à la circulation, est cependant ouverte au passage piétonnier et invite à la communication. Placée sous le signe d'une calme amplification de l’espace, la galerie participe de la conception panoramique de l’espace si caractéristique du XIXe siècle, qui s’exprime en termes d’extérieur dans les boulevards plantés d’arbres, les avenues et les parcs qui, eux aussi, unissent à la fonction une dimension méditative destinée à dissoudre progressivement la grille perspective néoclassique dans l’ouverture picturale du paysage urbain.

De même que l’espace historiciste enveloppe toutes formes et mine par là la valeur fondatrice des codes au profit de leur apparence scénographique — ce qui met peu à peu tous les codes sur un même pied d’égalité et débouche sur leur combinaison éclectique —, l’enveloppement de la rue sous une cage de verre opère un effet global analogue et met en quelque sorte la rue tout entière en vitrine1. Couverte d’une verrière, la rue se mue d’extérieur en intérieur, sans perdre pour autant son caractère original de façades. Mais l’unification architecturale de celles-ci crée une réalité nouvelle, ambiguë, qui renforce le sentiment sécurisant d’intérieur par rapport à l’agitation extérieure : sorte de salon ou de salle des pas perdus, lieu de rencontre et d’activités choisies, tandis que la lumière zénithale, déversée à flots mais légèrement filtrée par la charpente métallique bombée comme une bulle et légère comme une dentelle qui jamais ne s’interpose comme affirmation tectonique pour fermer l’intérieur, joue librement sur les façades qui en captent et en modulent les variations.
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