« Est-il vraiment capital de savoir si tel pont a été détruit par l’Armée Secrète, par un groupe dépendant du Front de l'indépendance, ou par les deux ensemble avec des explosifs fournis par le Groupe « G », le Mouvement National Belge ou récupérés dans un charbonnage ? ».
C'est la question que pose Jean DUJARDIN dans l'étude qu'il consacre au « Service D et l'aide aux illégaux », parue dans le Cahier d’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale N° 3 (C.R.E.H.S.G.M.).
Replacée dans son contexte, la question de l'historien est tout à fait pertinente et logique, elle va dans le sens de l'étude de l'action directe, armée et violente.
Posée « ex-abrupto », la même question est ressentie différemment par les exécutants ou témoins des actions évoquées. Si la relation des faits est inexacte, elle crée chez ceux-ci un sentiment de frustration, d'injustice et, surtout, jette la suspicion sur la relation en question, et partant sur les autres relations de l'auteur.
C'est à partir de cette réflexion que nous avons rédigé le témoignage qui va suivre, témoignage de faits vécus dans notre « créneau », et qu'il serait dangereux de transposer ou de généraliser.
Avec les années, les souvenirs se sont estompés, et la mémoire a parfois tendance à les enjoliver.
Notre rigueur peut seule garantir notre crédibilité, et cette rigueur nous oblige à témoigner des beaux côtés de notre action, mais également de [...]

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