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Les grèves générales au XXe siècle en Belgique
Broché / 68 pages / édition de 1965
langue(s) : français
dimensions : 242 (h) x 160 (l) x 4 (ép) mm
poids : 125 grammes
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Léon Delsinne est qualifié à plus d’un titre à évoquer les « grandes grèves » du siècle. Il y a participé. Il a lu l’essentiel de ce qu’ont écrit à ce sujet sympathisants et adversaires. Et il est dans sa nature d’être lucide et impartial : deux qualités indispensables pour juger en équité les événements et les hommes.

Pour Georges Sorel, la grève générale était « un mythe », c’est-à-dire un moyen d’agir sur l’imagination des masses, assez vivement pour les entraîner à la révolution.

Ce n’est pas ainsi que Delsinne voit les choses. Les grèves sont pour lui des crises collectives où les travailleurs prennent une conscience aiguë des liens qui les unissent devant les injustices, les humiliations ou l'incertitude de leur sort. Il note avec raison qu’en Belgique toute lutte sociale d’une certaine ampleur s’est toujours accrue d’hostilité au pouvoir, « quelle a évidemment un caractère politique ». Mais c'est avant tout, une réaction d'hommes qui se sentent solidaires contre l’exploitation dont ils sont victimes.

D’étape en étape, les revendications d'intérêts font place à des revendications de droits. Et constamment, d’une crise à l’autre, la protestation morale se mêle au refus de subir, au moins autant que le dissentiment politique. « Sire, disait au Roi Albert le mineur bo-rain, il faudrait qu’on nous respecte ! ».

La présente étude est un travail de sociologie autant que d'historien.

De l’historien, Delsinne a le souci du détail exactement noté, du choix des faits caractéristiques et de la juste perspective dans leur liaison. Il est permis d’avoir un autre avis que le sien — par exemple, au sujet de la grève de 1960-61 — ; mais non pas de mettre en doute l’absolue objectivité de la narration. C’est bien de l’histoire, telle que la conçoivent les critiques les plus exigeants.

Mais cette étude est aussi un excellent essai de sociologie. Sans nullement prétendre tirer de ses analyses plus de conclusions quelles n’en comportent, sans chercher à formuler une « théorie » des grèves, Léon Delsinne résume fort bien, en un petit nombre d’observations générales, tout ce qui, dans les luttes essentiellement ouvrières de 1902, 1913, 1932, 1936 et 1960-61, dépasse les [...]
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