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Philippe le Bon et ses beaux livres
Broché / 32 pages / édition de 1942
langue(s) : français
collection : L'art en Belgique
dimensions : 244 (h) x 175 (l) x 10 (ép) mm
poids : 335 grammes
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On sait quelle influence considérable ont exercée sur les destinées des arts et des lettres les quatre ducs de Bourgogne qui ont régné dans nos provinces de 1384 à 1477. Issus de la maison de Valois, dans laquelle le culte des lettres était comme une vertu de famille, ils avaient naturellement le goût des beaux livres, somptueusement calligraphiés et enluminés. Mécènes fastueux et éclairés, ils ont constitué en moins d’un siècle l’une des plus belles collections de manuscrits de l’époque, la fameuse « librairie de Bourgogne », qui pouvait rivaliser de richesse avec celle des rois de France.

Sur la composition de cette « librairie », nous sommes renseignés d’une part par les comptes de la trésorerie ducale, d’autre part par les inventaires des « joyaux et bien meubles » qui étaient dressés après le décès de chaque prince et que les archives de Dijon, de Lille et d’ailleurs nous ont heureusement conservés. Encore qu’ils ne soient pas toujours très explicites, ces documents nous renseignent suffisamment sur les provenances des accroissements successifs de la librairie ducale, pour qu’il nous soit possible de faire une utile discrimination entre les articles qui ont fait l’objet d’une commande ou d’un achat et ceux qui proviennent d’un héritage, d’une alliance ou d’un don. Nous pouvons ainsi déterminer avec assez de précision la part directe qui revient à chacun des quatre ducs dans la formation et l’enrichissement de leurs collections.

C’est sous le long et glorieux règne de Philippe le Bon (1419-1467) que la librairie de Bourgogne a connu la période la plus brillante de son histoire, — période dont le début coïncide d’une part avec un changement d’orientation dans la politique des états bourguignons, d’autre part avec un déplacement des centres de production artistique et littéraire.

Les deux premiers ducs, Philippe le Hardi (1384-1404) et Jean sans Peur (1404-1419), étaient restés très français. C’est en France et par la France qu’ils poursuivaient l’accomplissement de leurs desseins politiques. Ils habitaient plus souvent Paris ou les environs de Paris que leurs domaines de Flandre. Aussi lorsqu’un écrivain ou un artiste flamand désirait entrer au service de son souverain, comte de Flandre, c’est à Paris qu’il devait se rendre et résider à son tour. De là le double courant d’influence qui se manifeste dans l’exécution des manuscrits enluminés à la fin du XIVe et au commencement du XVe siècle : influence de l’art flamand sur celui des miniaturistes parisiens, influence de l’art français sur les artistes flamands installés à Paris.
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