Mon premier contact avec La Panne est une sensation olfactive.
Comment étions-nous arrivés : je ne sais ? mais, nous gravissions l’escalier de briques jaunes qui escalade la dune du Mont-Blanc — A droite une masse claire inconnue, avec des taches brunes toutes petites, voiles immobiles, des barques de pêche. C’était donc ça «les p’tits bateaux qui vont sur l’eau... »!
Choses jamais vues, que j’allais apprendre à définir, mais qui n’étaient encore que vision. Avant tout une odeur. Arrivés au sommet de la dune, nous entrâmes dans la pièce du rez-de-chaussée d’une villa, où je fus pris par la sensation étrange d’une odeur plus forte encore, c’était les crevettes, nous étions chez ma tante Anaïs, nous étions en 1919, j’avais cinq ans, la guerre était finie, tout commençait.
Venant des champs et des hêtraies du Crabbegat à (Uccle en Brabant, j’entrais dans un monde nouveau, dans le vrai monde retrouvé de mon père.
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