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1940 - 1945 : Le Morbihan en images
Cartonné / 134 pages / édition de 1977
langue(s) : français
éditeur : SODIM
dimensions : 285 (h) x 205 (l) x 15 (ép) mm
poids : 720 grammes
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Dans le Morbihan, la « drôle de guerre » fut aussi pénible que dans les autres départements, amenant son lot de pertes sur terre et sur mer, provoquant les mesures spéciales d’usage : censure, arrestation des suspects, Défense passive...

Le gouvernement décide en 1939-40 de créer des usines d’armement à Brech et à Ploeren et l’on prépare les projets et le terrain... Quelque animation à l’est du département lorsque les Polonais arrivent... Troupes ayant échappé au désastre de 1939 et Polonais de France mobilisés sont regroupés à Coëtquidan et Malestroit où le général SIKORSKI en personne préside à une remise de drapeaux en avril 1940 sous les yeux émerveillés des Malestroyens.

L’annonce de l’arrivée des troupes allemandes suscite des rumeurs alarmistes, souvent propagées par les réfugiés des régions déjà envahies depuis le 10 mai. D’autre part, des jeunes gens cherchent à échapper à l’ennemi et s’embarquent pour l’Angleterre. Certains n’y parviendront jamais tel l’équipage du chalutier La Tanche qui saute sur une mine devant Gâvres, faisant peut-être 200 morts.

Quoique les villes soient déclarées ouvertes, Lorient est défendue par l’amiral de PENFENTENYO. Ce fut la seule bataille morbihannaise de 1940 : aux Cinq-Chemins, en GUIDEL, il y a une demi-douzaine de morts de chaque côté, tandis que brûlent les cuves à mazout du Cosquer. La ville se rend le 22 juin.

L’invasion allemande a créé une situation confuse et dramatique dont profitent les nationalistes bretons. Assurés de la complicité tacite de certains milieux nazis, leurs chefs MORDREL et DEBAUVAIS tentent de proclamer un Etat breton lors d’une réunion au château de PONTIVY. Mais c’est un échec car l’opinion publique ne suit absolument pas. Elle est tout au plus régionaliste et son souci du moment c’est l’armistice, accueilli avec une tristesse nuancée de soulagement : la guerre est finie, les prisonniers vont être rendus à leur foyer dès qu’on aura signé la paix. Le maréchal PETAIN dit la vérité, pensent de nombreux Morbihannais habitués au discours conservateur et souvent sous l’influence de leur clergé mais l’appel de de Gaulle, qui sera évoqué en première page des journaux, flatte le [...]
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