Tome 1 : La lutte contre le Feu en Belgique, par André Lefèvre et Guy de Pierpont. 1980 - 288 pages.
Tome 2 : Les véhicules de secours en Belgique, par Francis Boileau. 1981 - 208 pages.
Préface du tome 1:
Depuis des siècles, l’humanité a été confrontée à toutes sortes de dangers naturels parmi lesquels le Feu a sans doute occupé la place la plus importante. Déjà dans le passé, et surtout au Moyen Age, des villes entières ont été ravagées par le Feu car, faute de moyens efficaces, les habitants étaient totalement démunis contre les sinistres de grande ampleur. Quantité d’édifices et d’inestimables trésors artistiques ou culturels disparurent ainsi en fumée.
Pendant des siècles, les seules mesures prises contre la force destructrice du Feu furent préventives. Ce ne fut que dans le courant du XIXe siècle, et à la suite du développement industriel des pays occidentaux, que naquirent les corps de pompiers organisés. L’accroissement des risques et l’essor prodigieux de la technique provoquèrent, au cours de ces dernières décennies, un développement impressionnant de ces corps de pompiers. Les services d’incendie belges se sont développés parallèlement à l’industrie et à notre société et, grâce à l’appui et au sens des responsabilités des pouvoirs publics, ont atteint le niveau des autres pays européens.
«Les Combattants du Feu » sont un hommage que les auteurs rendent aux services d’incendie de Belgique, en général, et à chaque pompier, en particulier. Soulignons, en effet, avec quelle ténacité nos pompiers ont, tant dans le passé qu’à l’heure actuelle, démontré leur disponibilité : prêts, à chaque instant, à assurer la protection des biens de la communauté, ils viennent en aide, avec courage et générosité, aux personnes en détresse, et ce, le plus souvent, au péril de leur propre vie ; n’oublions pas que, chaque année, des pompiers, dans la force de l’âge, font le sacrifice de leur vie pour la communauté, victimes du dangereux métier qu’ils ont choisi.
L’opinion publique doit savoir avec quel courage et quelle générosité les pompiers s’acquittent quotidiennement de la tâche qui leur est dévolue et, surtout, quels sont les multiples efforts qui, chaque année, sont consentis par les nombreux corps de pompiers belges pour maintenir au niveau le plus élevé, par l’instruction et l’entraînement, la disponibilité et la force d’intervention de chaque pompier.
Le plus grand mérite de cet ouvrage est d’informer chacun de l’importance de la mission assumée par les Combattants du Feu. Nous espérons, au nom de la Fédération Royale des Sapeurs-Pompiers de Belgique, que cet ouvrage réponde à l’ambition de ses auteurs, au plus grand bien du monde des sapeurs-pompiers.
Préface du tome 2:
Le présent tome constitue en quelque sorte un complément plus technique au précédent, décrivant de manière aussi large que précise les Armes des Combattants du Feu, à travers deux siècles de luttes quotidiennes.
Ce n’est ni un inventaire exhaustif ni un manuel d’utilisation du matériel équipant ou ayant équipé les corps de pompiers belges. Outre le côté fastidieux et même ésotérique d’un tel relevé, sa réalisation se serait heurtée à de multiples barrières : les limites de l’ouvrage tout d’abord, la rareté des anciens documents photographiques et techniques ensuite, mais surtout l’extraordinaire diversité des engins de lutte contre l’incendie utilisés dans notre pays depuis plus de cinquante ans.
Si cette diversité caractérise la majorité des «voitures rouges» du monde, avec les aléas qui en découlent pour leurs utilisateurs, elle constitue par contre une source d’intérêt rarement égalée dans d’autres spécialités pour les amateurs, fanatiques ou modélistes de véhicules spéciaux.
Diversité au niveau des marques tout d’abord, au temps où notre pays comptait de nombreux et talentueux constructeurs nationaux, renforcée dès le déclin de ces derniers par l’entrée en lice d’engins provenant des quatre coins du monde. Diversité au niveau des types d’engins ensuite, les corps de sapeurs-pompiers rivalisant d’audace et d’ingéniosité pour compléter leur parc automobile par des véhicules réellement hors du commun.
Diversité dans les équipements enfin, la politique de 1’«achetez belge» se jumelant à un légendaire esprit de clocher au niveau communal pour faire apparaître durant plusieurs décennies d’innombrables vaches à cinq pattes, véhicules sur mesures nés du bon ou mauvais goût du commandant, des rêves ostentatoires du bourgmestre et des talents du carrossier local.