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Enseignement primaire et alphabétisation dans l'agglomération bruxelloise de 1830 à 1879
Broché / 452 pages / édition de 1969
langue(s) : français
numéro : IV 42
dimensions : 250 (h) x 162 (l) x 32 (ép) mm
poids : 820 grammes
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Pour l’histoire de la Belgique, la Révolution de 1830 est d’une importance capitale. Elle marque l’aboutissement d’une longue évolution, conduisant les Belges à la conquête définitive de l’indépendance et à la pleine liberté, si longtemps désirée. Ses conséquences sur le plan de l’enseignement sont incontestables. Grâce aux arrêtés des 12 et 16 octobre 1830, abrogeant les nombreuses entraves posées par le gouvernement de Guillaume Ier à l’enseignement, la liberté absolue est acquise et l’article 17 de la Constitution de 1831 en est la consécration.

Ces décisions s’appliquent évidemment aussi à l’instruction primaire. Trop radicale, sinon peu réaliste, cette émancipation excessive entraîne nombre d’abus. Ayant supprimé tout contrôle ou inspection, la loi donne aux autorités communales l’occasion de se dérober à leurs responsabilités, provoquant, en maints endroits, l’abandon pur et simple de l’instruction publique.

Par contre, la liberté totale permet aux institutions religieuses de fonder de nombreuses écoles, dès les premières années du nouveau gouvernement. Pour la même raison, l’enseignement tenu par des particuliers reprend vigueur. La suppression du brevet de capacité obligatoire et l’abrogation des lois sur l’inspection de l’État permettent à de nombreuses personnes de créer des écoles même si elles ne peuvent faire preuve de leurs capacités. Ainsi, toute garantie d’un enseignement valable s’évanouit.

Comment remédier à cet état de choses, sinon par l’application de nouvelles mesures, aptes à arrêter cette détérioration? Seules les autorités centrales peuvent, par leur intervention, mettre fin aux abus, commis aussi bien dans le secteur public que dans celui de l’enseignement privé. Tout en respectant le principe de la liberté, sanctionné par la Constitution, une réglementation s’impose.

La loi organique du 23 septembre 1842 en est la première concrétisation. Réelle transaction entre les libéraux et les catholiques elle veut concilier la tendance centralisatrice des premiers avec l’attachement à la liberté des individus et des groupes, cher aux [...]
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