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Voitures de pompiers à Bruxelles : Historique des véhicules automobiles des services d'incendie de l'agglomération bruxelloise 1907-1987
Relié / 158 pages / édition de 1987
langue(s) : français
éditeur : A compte d'auteur
dimensions : 310 (h) x 215 (l) x 17 (ép) mm
poids : 815 grammes
DISPONIBLE
très bon état
jaquette légèrement usée
62,95 EUR
référence : 1012606
Tous les prix incluent la TVA
L’histoire des véhicules d’incendie bruxellois est bien évidemment liée à l’évolution des corps de sapeurs-pompiers qui les mirent en œuvre.

A la veille de la première guerre mondiale, pas moins de dix-huit corps autonomes protégeaient la capitale et ses faubourgs : Anderlecht, Auderghem, Bruxelles, Etterbeek, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekel-berg, Laeken, Molenbeek, St. Gilles, St. Josse, Schaerbeek, Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwé-Saint-Lam-bert et Woluwé-Saint-Pierre.

Toutes ces unités étaient régies par des statuts très différents : corps professionnels armés, volontaires non armés, sections spéciales de la Garde Civique, policiers-pompiers ou même corps privé d’entreprise intervenant dans la commune.

Dans les années 20, 9 corps disparurent ou fusionnèrent avec le bataillon des pompiers professionnels de Bruxelles-ville. Les 9 autres étaient à ce moment-là déjà tous motorisés.

Après la seconde guerre mondiale, trois autres corps furent rattachés à Bruxelles : Uccle en 1947, Forest en 1959 et St. Gilles en 1966.

La fusion complète au niveau régional, réclamée depuis 1911, eut lieu en 1973 : les services communaux professionnels ou mixtes d’Anderlecht, Bruxelles, Molenbeek, Ixelles et Schaerbeek furent réunis en un seul service sous l’égide du Conseil de l’Agglomération de Bruxelles.

Cette multiplicité de services d’incendie, héritage d’une autonomie communale âprement défendue au fil de l’histoire, assura à la région bruxelloise une formidable protection contre les sinistres, avec cependant des degrés d’efficacité variables et un esprit de collaboration s’améliorant sans cesse au cours du temps.

Elle procura également aux amateurs et admirateurs d’engins de lutte contre le feu une variété de véhicules rarement égalée dans une agglomération d’un million d’habitants.

Les camions de construction belge, de grande renommée dans l’entre-deux-guerres, furent bien sûr omniprésents dans les arsenaux, puis cédèrent petit à petit la place à des engins de tous horizons : échelles aériennes allemandes, camions américains, voitures anglaises, pompes italiennes, et plus récemment engins français de tous genres.

Qui plus est, de nombreux véhicules furent complètement carrossés et agencés par les services d’incendie eux-mêmes, et en constituèrent bientôt les plus beaux fleurons. Enfin les équipementiers belges, tels Was-terlain ou Landuyt, livrèrent aux corps de la région bruxelloise quelques-unes de leurs plus belles productions.

Mais toute médaille a son revers. Cette multiplicité génératrice de grande diversité ne pouvait que compromettre sérieusement la réalisation d’un historique exhaustif de tous ces engins. Les archives des corps absorbés disparurent bien souvent et les traces de plus d’un véhicule se perdirent dans leur commune d’origine, pour réapparaître ensuite sous un autre code ou avec une autre plaque minéralogique dans leur unité d’adoption.

Les photographies des engins anciens furent elles aussi assez rares. A l’inverse des corps allemands et français qui achetaient leurs camions auprès de grands fabricants de matériel d’incendie disposant eux-mêmes d’un service photographique immortalisant l’ensemble de leur production, les pompiers bruxellois s’approvisionnaient au contraire auprès de petites et moyennes entreprises nationales ou aménageaient, au sein de leurs services techniques, leurs propres engins sur des châssis nus. Les photos d’usine sont donc quasiment inexistantes.

De même, les passionnés d’engins d’incendie, photographes de surcroît, ne couraient pas les rues en 1920 et, sauf peut-être en période préélectorale, les services communaux n’excellaient pas en matière de relations publiques.

Dès lors, seuls les engins les plus spectaculaires furent couchés sur la pellicule, alors que d’autres, plus modestes mais tout aussi intéressants, tombaient dans les oubliettes de l’histoire. Ce fut le cas de pratiquement toutes les premières berlines destinées au transport des officiers, des premiers camions de secours et de la « Rododo », ce camion des pompiers de Bruxelles destiné à l’enlèvement des gros quadrupèdes blessés ou morts sur la voie publique.

Les véhicules illustrés dans les pages qui suivent ont été regroupés par genre et classés chronologiquement plutôt que par commune d’origine.

Des données trop techniques, comme les dimensions, le poids, la puissance du moteur ont été systématiquement écartées, au profit d’éléments plus anecdotiques ou de considérations plus historiques.

L’intervention, cadre de vie par excellence des engins, n’a pas été oubliée, mais toujours de façon complémentaire, ne permettant que des vues moins précises des camions.

Quelques engins accidentés seront également illustrés, de façon à mieux faire connaître les dangers mal perçus de la circulation prioritaire.

Plus qu’un livre d’histoire, cet ouvrage se veut avant tout un témoignage photographique de l’évolution du matériel de sauvetage et de lutte contre l’incendie en service à Bruxelles, et à travers elle, l’illustration de l’élargissement sans cesse croissant des tâches dévolues aux sapeurs-pompiers. Que ceux-ci trouvent ici l’expression de notre profonde admiration.
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