« Ainsi commence le Journal de Campagne dans lequel j'ai noté au jour le jour les principaux événements de la guerre 1914-1918 vécus par moi. Il porte en première page : Jacques Liégeois, de La Roche, Province de Luxembourg. Prière de le remettre à Monsieur Jacques Liégeois, huissier à La Roche, Luxembourg (Belgique). Ce carnet ne fut pas remis car je revins de cette guerre, ce qui valait beaucoup mieux. Au moment où je commence à transcrire ces notes, nous sommes en novembre 1956. Le temps a passé et que d’événements vécus depuis 1914. Il m’est arrivé parfois de raconter tel ou tel événement, notamment devant mes enfants. Et maintenant, plus que jadis, il me semble, à moi en premier lieu, que ce que je raconte appartient à une époque tellement lointaine et tellement différente des temps présents, que je me suis proposé de les écrire pour éviter qu ’ils ne tombent dans l’oubli.
S’il faut toujours regarder l’avenir avec confiance, n ’oublions pas que nos racines plongent dans le passé et que nous pouvons être fiers de ceux qui nous ont précédés. »
Né à La Roche-en-Ardenne le 8 juillet 1896, Jacques Louis fait ses études secondaires à Malonne et, après le conflit, épouse une jeune Ostendaise, Fernande Dubois. Il est le père de Jacques, de Jeanine et Robert Liégeois. Suite à son désir de progresser, il étudie pour devenir officier. Il est ensuite ingénieur civil et licencié en sciences commerciales. Il est titulaire de plusieurs distinctions honorifiques dont certaines gagnées sur le front de Flandre : 8 chevrons de front, Officier de Y Ordre de Léopold, Officier de Y Ordre de Léopold II, Officier de Y Ordre de la Couronne, Croix de Guerre avec palmes, Croix du Feu, Médaille de la Résistance 1940-1945, ainsi que d’autres décorations civiles. Il décède à Paris le 4 juin 1973 et est inhumé dans le cimetière de sa ville natale trois jours plus tard.
Grâce à l’intervention de M. Bernard Mamette, notre collaborateur, M. Robert Liégeois, nous a communiqué Journal de campagne, rédigé par son père du 1er août 1914 au 19 avril 1916, pour le publier dans le Bulletin Segnia. Qu’ils trouvent tous deux nos plus vifs remerciements. Les carnets postérieurs à avril 1916 ont hélas été perdus dans les déménagements.

rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: