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Grande Encyclopédie de la Belgique et du Congo, tome 1
par Collectif
Relié / 676 pages / édition de 1938
langue(s) : français
éditeur : Editorial Office
dimensions : 290 (h) x 235 (l) x 55 (ép) mm
poids : 3325 grammes
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Chaque peuple apporte sa contribution au développement de la civilisation. Le temps n'est plus où les historiens considéraient les nations comme des entités indépendantes les unes des autres, sans liens communs et séparées par des cloisons étanches. La science a déterminé le sens et l'importance des grands couurants qui se forment à toutes les époques et qui déplacent les centres de production économique, les foyers artistiques ou intellectuels, comme ils modifient les raisons d'hégémonie politique. Aux époques où l'idée de "nationalité" n'est pas encore suffisamment évoluée, le particularisme de chacun ne cherche pas à fixer apport dans l'ensemble des notions acquises. On se préoccupe plus de faire l'inventaire de ce trésor, qui représente tout le savoir humain, que d'en découvrir l'origine. Seul l'homme du siècle de Platon a pu, à un moment unique de l'histoire, avoir une culture vraiment encyclopédique.

Plus tard, le Moyen Age, sentant la confusion qui régnait dans le monde des idées autant que dans celui des faits, a tenté de dresser la somme des connaissances. Tentative imparfaite, la synthèse ne disposant pas des indispensables travaux d'analyse.

Ce fut l'œuvre de la Renaissance et des temps modernes de mettre, à force d'exercer un sens critique de plus en plus clairvoyant, un ordre parfait dans cette accumulation de richesses matérielles et morales, qui est le signe de la civilisation. Mais il fallait en dégager les éléments essentiels, les grouper et les ordonner, les mettre à la portée de ceux qui, n'étant point spécialisés dans chaque branche, entendaient néanmoins en acquérir une idée d'ensemble. L'âge classique, donnant le pas à la raison sur l'imagination, voulait que l'honnête homme eut de toute chose une vue suffisante. Le siècle suivant s'est nommé avec raison le « Siècle de l'Encyclopédie», comme si l'œuvre que dirigea Diderot résumait enfin,pour un monde qui était près de finir, le long effort qui semblait achevé.

Le XIXe siècle a tout remis en question, mais en même temps qu'il multipliait les découvertes, il avait un besoin de plus en plus avide d'en saisir les rapports, d'en acquérir la connaissance et d'être informé à chaque instant de l'état dernier de la question. Les dictionnaires encyclopédiques se sont ainsi multipliés, transformés, enrichis, sous le bénéfice d'une documentation sans cesse accrue. Toutes les grandes nations ont aujourd'hui leur encyclopédie nationale : 1' « Encyclopedia Britannica », la grande Encyclopédie Française » en cours de publication, l' « Encyclopédie Italienne » qui vient de s'achever, témoignent, avec d'autres ouvrages similaires, de cet immense effort de synthèse.

Les petits pays, comme le nôtre, se devaient de faire à leur tour l'inventaire de leur participation à ce travail commun. Notre époque multiplie les expositions universelles, où chaque nation dresse son pavillon, arbore son drapeau et présente ses produits. Dans toutes les branches du savoir humain, les congrès internationaux réunissent les savants qui confrontent leurs recherches. Le grand public demande à prendre sa part de cette magnifique émulation. Il veut apprécier le résultat de ce travail continu que ses savants poursuivent. Il veut connaître le passé et le présent de ce sol qui est le bien de chaque peuple et qu'il a défendu au prix de son sang. C'est pour satisfaire à cet impérieux désir d'information, qu'a été réalisée la Grande Ency clopédie de la Belgique et du Congo.

En 1873, paraissait la « Patria Belgica », qui représentait le premier essai d'une définition de la Belgique, dans les principales formes de son activité. L'ouvrage est aujourd'hui vieilli ; déjà, cependant, on en avait confié la rédaction à des personnalités judicieusement choisies. C'était l'œuvre, non d’un seul homme mais de l'élite de la communauté.
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