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Uniformes et costumes du 1er Empire
Relié / 224 pages / édition de 1973
langue(s) : français
éditeur : Bordas
dimensions : 245 (h) x 175 (l) x 25 (ép) mm
poids : 765 grammes
DISPONIBLE
bon état
pas de jaquette
7,95 EUR
référence : 1011592
Tous les prix incluent la TVA
Jamais, dans toute l’histoire de France, l’uniforme ne connut un tel prestige. Un homme en uniforme, c’était un héros en puissance, un Français qui avait combattu victorieusement aux quatre coins de l’Europe, ou plutôt, malheureusement pour l’Empereur, aux trois coins seulement, le quatrième étant occupé par la « perfide Albion ». Ce militaire, on le saluait à son départ, on lui faisait fête à son retour, quand il revenait avec de nouvelles épaulettes, de nouveaux récits, sinon une part du butin. Il arrivait aussi qu’il ne rentre plus, car la mort sans cesse libérait des places, brèches aussitôt comblées. A Talavera, raconte Stendhal, « deux officiers étaient ensemble à leur batterie; un boulet arrive, qui renverse le capitaine. « Bon, dit le lieutenant, voilà François tué, c’est moi qui serai capitaine. » — « Pas encore », dit François, qui n’était qu’étourdi et qui se relève. Ces deux hommes n’étaient point ennemis, ni méchants: seulement, le lieutenant voulait monter en grade. » Et, ajoute Stendhal, amoureux de l’Empire et qui jusqu’à sa mort en gardera la nostalgie, mais quand même moraliste: « Tel était le furieux égoïsme qu’on appelait alors l’amour de la gloire et que, sous ce nom, l’Empereur avait communiqué aux Français. »

Sans doute l’émulation ne prenait-elle pas toujours cet aspect naïf et brutal, elle n’en était pas moins âpre. La figure idéale pour les jeunes gens de l’époque, celle qu’ils brûlaient d’imiter au plus vite, c’était l’officier arrivé et qui pouvait espérer mieux encore, toujours mieux, le bel homme moustachu avec son uniforme doré et ses croix, avec l’autorité absolue qu’il exerce sur des centaines ou des milliers d’hommes, avec aussi des appointements considérables, des gratifications imprévues, sans compter les profits qu’il peut faire sur les vaincus.

Il est vrai que le maître lui-même a montré l’exemple et qu’on a vu des ascensions d’une rapidité inouïe et d’autant plus exemplaires que l’intéressé était parti de plus bas : le sous-officier Bernadotte devint roi, Masséna fut mousse avant d’être fait maréchal de [...]
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