Nous ne nous attacherons pas à démontrer une fois de plus l’utilité des bibliographies locales. Presque toutes les villes de la Belgique ont aujourd’hui la leur. Spa plus que toute autre pouvait prétendre à cet honneur, car il n’est pas dans notre pays une localité qui, eu égard à son peu d'étendue, ait fourni l’occasion de tant d’ouvrages divers. Aussi avait-on bien avant nous songé à écrire cette nomenclature. Springsfeld le premier, puisant dans Grossen, énuméra, dans son Iter medicum ad thermas Aquis-granenses et fontes Spadanos (1748), quelques-unes des productions les plus marquantes qui avaient paru sur Spa. J.-Ph. de Limbourg, répétant Springsfeld, donna la même série d’ouvrages dans son Traité des eaux minérales de Spa (1754). De Villen-fagne, enfin, qui fit de si curieuses et de si sérieuses recherches sur nos eaux, cita un plus grand nombre d'écrits que ses deux prédécesseurs. Aucun, à la vérité, n’avait la prétention de faire œuvre bibliographique. Dethier fit une vraie tentative en ce genre : il dressa une liste qu'il inséra dans son Guide des curieux (1814), mais il ne connaissait que par ouï-dire la plupart des ouvrages [...]

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