livres. lus. approuvés.
Bienvenue chez Bibliomania, le spécialiste en ligne du livre de seconde main
FR  •  NL
Panier
0
A la recherche du cinéma perdu
« Un livre-film témoin de la mémoire des cinémas »
Broché / 128 pages / édition de 1989
langue(s) : français
éditeur : Eiffel éditions
dimensions : 296 (h) x 210 (l) x 15 (ép) mm
poids : 730 grammes
Cet ouvrage n'est
pas disponible
actuellement sur
Bibliomania
Un jour, il me prit l’envie de me mettre en quête d'auteurs... d'auteurs susceptibles de partir avec moi «A la recherche de leur cinéma perdu». C’était en 1983. A la suite de la réalisation d’un court-métrage intitulé : «THE END» consacré à la disparition des salles de cinéma de quartier, j’ai voulu prolonger le propos en faisant appel à des personnages connus, méconnus ou inconnus auxquels dans un premier temps, je proposai, par l’envoi d'un courrier, de s’exprimer librement sur cette question. Au fil des semaines et des mois qui suivirent, je m’as-treignai donc à envoyer tous azimuts des centaines de lettres à ceux dont je réussissais à dénicher l’adresse. Ma boîte aux lettres était devenue ma salle d’attente, le lieu de toutes les rencontres, le dernier salon où l’on... écrit.

Un matin, m’arriva un premier envoi sous la forme d'une nouvelle. Le surlendemain de ce jour mémorable, deux réponses enthousiastes de journalistes me promettaient l’arrivée prochaine d’un papier. La semaine suivante, un coup de téléphone me demandait plus de précisions sur ce projet. Puis au fil du temps, me parvinrent lettres, photos, dessins, nouvelles, peintures, poèmes. Il y a peu. Irène Hamoir me remit le texte de «La Tourterelle Turque», écrit magique, avec lequel je clôturai ce livre-film.

Il faut bien un jour se décider à inscrire «THE END» au générique et terminer l’accouchement (aux forceps) de ce bouquin multi-auteurs, de ce livre patchwork de 63 comparses. Parmi ces baroudeurs des salles obscures, quelques-uns depuis ont tourné LEUR DERNIÈRE SÉQUENCE: «Stardust memories»...

Pour mettre à flot cette Arche de Noé, il m’a fallu courtiser ce divin hasard qui fait que de rencontres inattendues en rencontres mira-
culeuses, vous arrivez à donner vie et cohérence à un livre qui. initialement, n'était qu'un projet abracadabrant et chimérique.

Ma déception fut quelquefois grande lorsque l’enthousiasme premier de certains se révéla être feu de paille. Et ce ne sont pas nécessairement les personnalités les plus connues qui vous renvoient aux calendes grecques! Finalement, il est certainement moins fatiguant sinon laborieux d’écrire un bouquin soi-même que de quémander la participation des autres.

Ajoutons pour être juste que c’est malgré tout plus excitant.

Je n’ai voulu réaliser ni un livre-pamphlet ou sociologique, ni un pensum apocalyptique ou cinématographique (j'ai horreur personnellement des bouquins qui traitent du cinéma sous forme de biographie, d’exégèses, d’anthologies, de critiques de critiques.)

Seuls ceux qui font les films et ceux qui les regardent m'intéressent et l’unique lieu de rencontre entre ces deux groupes d’hommes et de femmes, à la fois si différents et si proches, est et reste LA SALLE DE CINÉMA. «Le cinoche» avec tout ce que cela implique.

L'AGORA avec son décorum, ses servants, ses ombres et ses lumières, son environnement sonore. La salle de cinéma, ce lieu unique au monde, convergence de toutes les émotions humaines, de toutes les rencontres possibles, de toutes les espérances, de toutes les désespérances... ÈA SALLE, ce lien ombilical qui relie encore le créateur avec ceux pour lesquels, somme toute, un beau matin, il aura lancé d’une voix contenue ou vibrante l'ordre magique: MOTEUR, permettant au rêve de se mettre en marche... en marche vers une salle de cinéma.
rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: