Notre intérêt pour l’archéologie médiévale et les ruines du château de Franchimont n’est pas récent. Grâce à la collaboration de l’a.s.b.l. "Les Compagnons de Franchimont", nous avons pu organiser des fouilles archéologiques dans ces ruines depuis 1973. L’idée nous est venue de rassembler les données historiques et archéologiques concernant cette ancienne forteresse, très connue, de la principauté de Liège. M. le professeur Jacques Stiennon nous a encouragé à faire ce travail dans le cadre d’un mémoire de licence qui est la base du présent ouvrage.
Beaucoup d’études ont déjà été publiées sur Franchimont. Elles sont essentiellement historiques et d’inégales valeurs. Après une étude critique de ces publications, nous avons rassemblé les informations utiles à la compréhension de l’évolution de la forteresse.
D’autre part, le chevalier Guy de Limbourg conserve des notes inédites, concernant Franchimont, de son père, Philippe de Limbourg, et du docteur Ferdinand Tihon. Ces notes nous ont aimablement été communiquées par l’intermédiaire de M. Paul Bertholet. Elles contiennent la transcription de documents brûlés, en 1944, lors de la destruction partielle des Archives de l’Etat à Liège. Elles sont donc très précieuses. Nous avons pu nous assurer de la fidélité des copies de Ph. de Limbourg et de F. Tihon en les comparant aux originaux conservés. Paul Bertholet nous a beaucoup aidé dans cette tâche. Il nous a aussi fourni de nombreux renseignements sur les archives se rapportant à Theux et à Franchimont.
Nous avons également pu rassembler une iconographie intéressante sur le château de Franchimont dont les représentations sont nombreuses.
Enfin, les données archéologiques, fournies soit par la fouille, soit par l’étude des ruines, offrent une importante moisson de renseignements. Le rassemblement d’anciennes photographies a aussi été très utile. En effet, les ruines se dégradent continuellement. Il arrive que des éléments architecturaux qui se voyaient il y a cinquante ou cent ans aient complètement disparu ou soient dissimulés par la végétation.
Les sources sont donc riches et relativement abondantes. Elles sont analysées, avec le plus d’objectivité possible, dans trois parties distinctes : sources historiques, iconographiques, archéologiques. Le chapitre suivant, interprétatif, est consacré à une synthèse où apparaît l’évolution de la forteresse depuis ses origines. Cette présentation a ses avantages et ses inconvénients. Le sujet apparaît peut-être trop cloisonné sous la forme d’une démonstration rigide. D’un autre côté, l’étude critique s’en trouve facilitée. Les sources historiques sont présentées chronologiquement. Les sources iconographiques aussi. Quant au chapitre consacré aux sources archéologiques, nous l’avons divisé en deux parties : 1. l’étude des ruines ; 2. les fouilles. Celles-ci sont présentées par année de début de campagne.
Un court chapitre évoque les problèmes de conservation des ruines. Des documents d’archives, inédits, sont repris dans une annexe. L’inventaire exhaustif du matériel archéologique aurait pu faire l’objet d’une deuxième annexe. Ce travail nous a paru trop important dans le cadre de cette étude. Les fouilles n’étant d’ailleurs pas achevées, nous reportons sa publication à plus tard. Les pièces les plus significatives sont néanmoins décrites sommairement au sein de l’étude archéologique.
Nous avons cru bon de faire précéder le corps du travail d’une description générale du site et des vestiges. Un chapitre spécial dresse l’état de la question et l’historique des recherches. Pour plus de clarté, les plans du château et de la fouille sont placés en fin de texte.
Qu’il nous soit permis d’exprimer notre reconnaissance à Mme Marguerite Ulrix-Closset, chef de travaux, MM. les professeurs Jacques Stiennon et Pierre Colman qui nous ont encouragé.
Nous sommes reconnaissant à tous ceux qui ont bien voulu s’intéresser à nos recherches et nous donner leurs précieux conseils : MM. Richard Forgeur, conservateur à la Bibliothèque générale de l’Université de Liège, Claude Gaier, directeur du Musée d’armes à Liège, Jean-Louis Kupper, assistant à la section d’histoire de l’Université de Liège.

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