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Victor Hugo, Bruxelles et la Belgique
par Collectif
Broché / 104 pages / édition de 1985
langue(s) : français
dimensions : 296 (h) x 210 (l) x 10 (ép) mm
poids : 465 grammes
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« Le plus beau patrimoine est un nom révéré »,

C’est à son père que Victor Hugo songeait en écrivant ce vers des « Odes et Ballades » mais comment ne pas l’appliquer au poète lui-même, en cette année du centenaire de sa mort?

Sa gloire est écrasante. A preuve, ce mot d’André Gide qui, invité à nommer le plus grand poète français, répondit : « Victor Hugo, hélas... ».

Qui n’a jamais, in petto, répondu avec le même agacement : « Beethoven, hélas...? mais quelques mesures souveraines ont vite raison de ce mouvement d’humeur.

De même, le verbe hugolien s’est tellement intégré au fonds commun de la sensibilité française, que la citation n’est plus perçue comme telle. Ce stade ultime de la gloire, seuls sans doute Rabelais et La Fontaine l’ont atteint, eux aussi.

Ce pourrait d’ailleurs être un jeu de société que de dénombrer ces réminiscences involontaires :... lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille... Oh, combien de marins, combien de capitaines,... donne-lui quand même à boire... bon appétit, Messieurs... non, l'avenir n'est à personne... ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie... qui donne aux pauvres prête à Dieu... depuis, j'y pense toujours. Et l'œil qui regardait Caïn et les ministres intègres et le bonnet rouge mis au vieux dictionnaire..,

A ce jeu, la mome plaine de Waterloo risquerait d’être aussitôt identifiée mais elle présente l’avantage de m’amener — enfin — à mon propos : Victor Hugo, Bruxelles et la Belgique et l’exposition que, sur ce thème, la Ville de Bruxelles et le Comité Victor Hugo organisent en cet Hôtel de Ville que le poète exilé admirait tant et qu’il redécouvrait chaque matin de sa fenêtre.

C’est qu’en effet Victor Hugo a beaucoup visité la Belgique et longuement séjourné à Bruxelles. En touriste d’abord, par trois fois. En 1837, il prendra pour la première fois le train et découvrira les grandes villes flamandes. En 1840, ce seront les villes wallonnes et la vallée de la Meuse. Et puis en 1850 encore, mais quand il reviendra à Bruxelles en 1851, ce ne sera plus en touriste mais en exilé. Il habitera bientôt la Grand-Place et y séjournera jusqu’à son départ pour Jersey en 1852. Mais il reviendra à Bruxelles chaque année, entre 1861 et 1870, dans sa maison de la place des Barricades où naîtront deux de ses petits-enfants et où mourra sa femme, Adèle, en 1868. C’est chez nous aussi qu’il mettra le point final aux Misérables. J’emprunte ces précisions à Monsieur Alain Decaux qui a brillamment retracé, dans une communication récente à notre Académie de langue et de littérature françaises, l’histoire des divers séjours de Victor Hugo en Belgique et spécialement à Bruxelles. Tel est également l’objet de cette exposition qui se veut l’hommage à Victor Hugo de la capitale d’un pays dont il a écrit : « Je l'aime votre Belgique, elle a pour moi cette beauté suprême : la liberté ».
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