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Les Villes Libérées : Namur - Luxembourg et régions
Broché / 64 pages / édition de 1984
langue(s) : français
éditeur : Scaillet
collection : Les Villes Libérées
dimensions : 295 (h) x 215 (l) x 5 (ép) mm
poids : 324 grammes
DISPONIBLE
très bon état
bords légèrement usés
7,95 EUR
référence : 1009141
Tous les prix incluent la TVA
Le 5 septembre 1944, les blindés de la Première Armée américaine, du général Hodges, font leur entrée dans Namur. Ils viennent de libérer Salzinnes et descendent l'avenue Reine Astrid, l'avenue Cardinal Mercier et vont devoir livrer un bref combat à des troupes allemandes qui se sont retranchées dans le parc Louise-Marie.
La joie est indescriptible. Dans la ville, les drapeaux belges, confectionnés à la hâte ou pieusement conservés durant toute l'Occupation, fleurissent aux fenêtres. Les gens courent en tous sens et acclament les libérateurs. Ils montent sur leurs chars, au risque de se faire écraser, leur donnent des rafraîchissements, ouvrent les dernières «bonnes bouteilles», soigneusement cachées pendant quatre ans, lancent des fleurs. Les femmes ne sont pas les moins enthousiastes. Elles sautent au cou des G.I.'s. Ceux-ci, souriants et fatigués, distribuent chewing gum, chocolat et cigarettes. Ah quel goût, ces Camel, Lucky Strike et autres Philip Morris ! Pendant des années, des milliers de fumeurs resteront fidèles à ces marques en souvenir de ce jour-là. Du jour de la liberté retrouvée.

Tout au long de cette marche triomphale des troupes américaines, tant dans la province de Namur que dans celle de Luxembourg, la liesse sera pareille. Dans cette dernière province, les hommes de l'Armée Secrète, qui sont nombreux, efficaces et disciplinés, ouvrent la route aux libérateurs. Ils leur signalent les dernières poches de résistance ennemie.
Mais les Allemands sont généralement partis depuis quelques jours. La retraite s'est effectuée sans gloire. Souvent sur des charrettes surchargées, des vélos ou, tout simplement, à pied. Ils ne peuvent, en effet, se servir des chemins de fer. Les sabotages de la Résistance du rail ayant rendu ce moyen de transport précaire et, très souvent, inutilisable.

Dans le Luxembourg, tout le monde croit que la guerre est finie et que l'on ne verra plus les Feldgrau. Qui imagine, à ce moment, que le Troisième Reich pourra encore réunir une armée de plus de 550.000 hommes pour lancer l'offensive von Rundstedt?
Le soir du 5 septembre 1944, la Belgique va battre un record européen : présenter aux auditeurs des radios une émission libre de toute censure allemande. Seule de tous les pays occupés, la Belgique a réussi à créer pendant l'Occupation une station de radio parfaitement équipée. C'est toute l'épopée de «Sa-moyède». Un projet mis au point à Londres et réalisé par des résistants. Cet émetteur était caché à Tamines, précisément au 18 de la rue de la Passerelle.

Cette première émission est présentée par Georges Kuhn, le même journaliste qui, le 10 mai 1940 à 4 heures du matin, avait annoncé l'invasion de la Belgique au micro de l'I.N.R. A 18 heures précises, il lance son premier bulletin : «Ici la Radiodiffusion Nationale Belge, émetteur de la région de Namur. Vous entendez en ce moment une émission de la Radiodiffusion Nationale Belge, émetteur de la région de Namur, sur une longueur d'ondes de 205 mètres. Cet émetteur a été préparé clandestinement pendant l'occupation allemande par une mission de guerre sur ordre du gouvernement belge et des autorités militaires en Grande-Bretagne, pour assurer un service de radiodiffusion dès le départ de l'occupant et établir un contact immédiat entre les autorités civiles et militaires et la population belge. En suite d'un accord intervenu, à Londres, entre le gouvernement belge et le Commandement Suprême Allié, seuls les émetteurs de radiodiffusion belge sont autorisés à fonctionner en territoire libéré».
Dans tous les foyers où ce message fut entendu, c'était là le signe de la liberté vraiment reconquise.

Mais avant d'en arriver à ce jour, que de deuils, de peines et de sang !
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