Lu et approuvé...
Bienvenue chez Bibliomania, le spécialiste en ligne du livre de seconde main
FR  •  NL
Panier
0
Belgique Renaissante. Architecture, art monumental
Relié / 198 pages / édition de 1973
langue(s) : français
éditeur : Vokaer
dimensions : 312 (h) x 223 (l) x 30 (ép) mm
poids : 1376 grammes
DISPONIBLE
très bon état
pas de jaquette; coins légèrement usés
6,95 EUR
référence : 1013726
Tous les prix incluent la TVA
Ce livre est le résultat d'un travail de deux personnes qui se sont proposé d'arriver à une œuvre commune en se confrontant. Nous nous sommes partagé les rôles selon notre formation, notre expérience, notre connaissance. Si le sujet de ce livre m'avait amené à des découvertes de « spécialiste », la complexité des questions qu'il soulevait me rendait fort sceptique par rapport à la validité d'une vue d'ensemble. Madame Périer-d'Ieteren m'a aidé à établir cette synthèse en se faisant l'interprète du public auquel ce livre voudrait s'adresser. Un public intéressé par l'histoire de l'art, par les monuments anciens, par les significations qu'ils recèlent, un public en attente d'un commentaire qui ne soit pas encombré par tout ce qui a été soulevé comme problèmes, chargé de tout ce qui fait question, mais plutôt orienté vers ce qu'on peut continuer à approfondir par soi-même. Tentative d'introduction plutôt qu'exposé d'un savoir, et volonté de donner à voir, tel est finalement le but poursuivi par les auteurs. De là l'importance nouvelle accordée par eux aux notices accompagnant chaque illustration. A côté de brèves indications d'ordre historique, l'accent est mis sur la description qui doit permettre de préciser le premier regard et de concrétiser, grâce à l'image, des termes parfois peu familiers à certains. Bien souvent elles servent de complément au texte. Ce dernier comporte également des descriptions, parfois longues, pour détailler un exemple. Suivant le principe de la collection, le choix des œuvres reproduites est limité au patrimoine conservé en Belgique.

Il se partage d'autre part entre les « exemples obligés », les « célébrités », et des témoins moins connus, classés typologiquement. Avec tout ce qu'il comporte de contraintes et d'arbitraire, ce petit florilège reflète les partis pris et les hésitations du texte. Après quelques allusions générales au contexte historique, les œuvres sont abordées une première fois, groupées dans une ébauche évolutive qui évoque le sujet unique de ce livre : l'histoire d'un style. Il s'agissait de simplifier sans pour autant passer sous silence les nuances. La division générale est traditionnelle : première Renaissance et haute Renaissance, ce dernier concept étant équivalent à une « seconde Renaissance » entendue comme une sorte de mise à jour par rapport à la conception de la Renaissance italienne classique et post-classique. Ligne de partage fort schématique sans doute, mais assez efficace.

Les subdivisions et les raisons qui les fondent correspondent à une proposition nouvelle de groupement. L'accent a été mis sur la première Renaissance comme phénomène de diversification stylistique dont la cause est évidemment le choc entre la tradition gothique et les modèles nouveaux offerts par l'Italie, considérée comme lieu d'origine et de développement de la culture résumée par le terme « Renaissance ». Architecture et « sculpture monumentale » ont été largement comprises au sein d'un ensemble où la part des œuvres qui ne font pas l'objet de cette collection est capitale, comme celle des peintres et des graveurs.

Tenter de donner cette image en plan large est d'autant plus difficile que ce « style Renaissance », dans le patrimoine belge, est constitué par un conglomérat d'expériences encore fort mal connues parce que disparates. Plus qu'une ligne directrice c'est une certaine trame qu'on a voulu établir. Fondé sur l'idée que cette Renaissance appelée d'Italie se partage entre l'emprunt d'un décor recueilli et remanié par morceaux, l'importation pure et simple et les tentatives d'assimiler des intentions artistiques nouvelles, cet essai est repris selon un point de vue plus restreint dans les parties traitant de l'architecture et de la sculpture monumentale. Cette vue typologique permet de concrétiser certains aspects du style en fonction des contraintes propres aux genres envisagés. « Parenthèse », « moment de transition », « crise », autant de mots qui servent bien souvent à caractériser l'imbroglio stylistique de cette « Renaissance en Belgique » dont les aires chronologique et géographique sont fort aléatoires. Terrain de choix pour les spécialistes, ces œuvres sont pour la plupart mal connues d'un grand public pour qui cependant le gothique et le baroque constituent des images prégnantes. En fin de compte, nous aurions voulu suggérer par ces témoins monumentaux la richesse d'une période passionnante par ses jaillissements désordonnés et ses éclosions inattendues, ses conquêtes comme ses nostalgies.
rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: