Les promenades dans le passé de Bruxelles, objets d'un précédent ouvrage, ont pour indispensable complément la visite de ses environs immédiats, châteaux, églises, vieilles fermes, abbayes, dont l'histoire est intimement liée à celle de la capitale.
Les villages proches sont brassés dans les mêmes tourmentes, détruits ou incendiés par les mêmes fureurs. Leurs larmes et leurs joies s'entremêlent.
De nobles personnages, familiers des historiens de la ville, circulent dans les annales de la banlieue. Des architectes ayant joliment œuvré dans la cité, entourent de leurs soins attentifs les édifices de la campagne verdoyante.
La plèbe urbaine, en des sursauts de colère, vient heurter les épaisses murailles dressées par des féodaux pleins de superbe.
Le Brabant onduleux, varié, lumineux comme le voit Victor Hugo, est un des plus beaux pays qui soit.
Pays de forêts et de bocages où chantent et jouent de tortueux ruisseaux, pays de gras pâturages et de terres à blé; contrée dont l'opulence et le pittoresque sont chantés, au XVIIe siècle, par les émigrants, comme synonymes d'allégresse et de bonheur.
Les choses éphémères ont un charme troublant qui bouleverse les âmes sensibles.
Les vieilles pierres, mortes à l'avenir, recueillent les rêves chauds, cachés dans notre monde glacé. C'est pourquoi les artistes se plaisent dans les rares asiles de silence : « les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes». (Georges Rodenbach.)

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